Numéro C.P. : 2026-0925
Date : 2026-10-01
Whereas the West Coast Oil Pipeline project (the Project) is an interprovincial pipeline being advanced by Trans Mountain Corporation, Alberta Petroleum Marketing Commission and Pembina Pipeline Corporation;
Whereas, on July 2, 2026, the Government of Canada announced that it was launching a process to consider listing the Project as a national interest project under the Building Canada Act (the Act);
Whereas, on August 1, 2026, in accordance with subsection 5(1.1) of the Act, a notice of more than 30 days, which included the name and description of the Project, was caused to be published in the Canada Gazette, Part I, advising that the Governor in Council may amend Schedule 1 of the Act to list the Project as a project of national interest;
Whereas the President of the King’s Privy Council for Canada, being satisfied that the conditions set out in subsection 5(6.1) of the Act have been met, recommends that the annexed Order under subsection 5(1) of the Act be made;
Whereas, in accordance with subsection 5(7) of the Act, the President of the King’s Privy Council for Canada, before recommending that the annexed Order be made under subsection 5(1) of the Act, consulted with other federal ministers that the Minister considered appropriate, with the governments of Alberta and British Columbia and with Indigenous peoples whose rights recognized and affirmed by section 35 of the Constitution Act, 1982 may be adversely affected by the carrying out of the Project;
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Whereas the Governor in Council, in deciding whether to make an order under subsection 5(1) of the Act to add the name of the Project and a detailed description of it, including the location where it is to be carried out, to Schedule 1 of the Act, has considered the factors that the Governor in Council considers relevant, including those factors set out in subsection 5(6) of the Act, and has taken into account the concerns identified during consultations between the Crown and Indigenous peoples;
Whereas the Governor in Council has considered the adverse impacts on marine and terrestrial environments that the Project may cause and the potential for those adverse impacts to be mitigated, and has determined that the potential benefits of the project outweigh its potential impacts, costs and limitations;
Whereas the Governor in Council is satisfied that the consultation process between the Crown and Indigenous peoples provided meaningful dialogue, and that Canada has fulfilled the duty to consult, consistent with the honour of the Crown, in relation to the proposed amendment to add the Project to the list of national interest projects set out in Schedule 1 to the Act;
And whereas the Governor in Council has determined that the Project would strengthen Canada’s autonomy, resilience and security while creating material economic benefits that will improve the nation’s prosperity, and that making an order under subsection 5(1) of the Act in respect of the Project at this time is warranted to build investor confidence and to ensure that Canada is acting swiftly to counteract the undervaluation of one of its most important exports and to unlock critical growth and revenue during a period of global economic instability and realignment;
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Therefore, Her Excellency the Governor General in Council, being of the opinion that the West Coast Oil Pipeline project is in the national interest, on the recommendation of the President of the King’s Privy Council for Canada, makes the annexed Order Amending Schedule 1 to the Building Canada Act under subsection 5(1) of the Building Canada Act.
Attendu que le projet d’oléoduc pétrolier de la côte Ouest (le « projet ») est un projet de pipeline interprovincial mis en avant par la Corporation Trans Mountain, la Commission de commercialisation du pétrole de l’Alberta et la Pembina Pipeline Corporation;
Attendu que, le 2 juillet 2026, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il lançait un processus pour envisager l’inscription du projet sur la liste des projets d’intérêt national au titre de la Loi visant à bâtir le Canada (la « Loi »);
Attendu que, le 1er août 2026, conformément au paragraphe 5(1.1) de la Loi, un préavis de plus de trente jours comportant le nom et la description du projet a été publié dans la Partie I de la Gazette du Canada afin de donner avis que la gouverneure en conseil peut modifier l’annexe 1 de la Loi afin d’inscrire le projet sur la liste des projets d’intérêt national;
Attendu que, étant convaincu que les conditions prévues au paragraphe 5(6.1) de la Loi ont été remplies, le président du Conseil privé du Roi pour le Canada recommande la prise du décret ci-après en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi;
Attendu que, conformément au paragraphe 5(7) de la Loi, le président du Conseil privé du Roi pour le Canada, avant de recommander la prise du décret ci-après en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi, a consulté les ministres fédéraux qu’il estime indiqués, les gouvernements de l’Alberta et de la Colombie-Britannique de même que les peuples autochtones dont les droits reconnus et confirmés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 pourraient être lésés par la réalisation du projet;
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Attendu que, pour décider si elle prend ou non un décret en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi pour ajouter à l’annexe 1 de la Loi le nom du projet et une description détaillée de celui-ci qui précise notamment le lieu de sa réalisation, la gouverneure en conseil a tenu compte des facteurs qu’elle estime pertinents, notamment ceux énoncés au paragraphe 5(6) de la Loi et a pris en compte les préoccupations qui ont été soulevées lors des consultations entre la Couronne et les peuples autochtones;
Attendu que la gouverneure en conseil a pris en considération les effets néfastes que le projet pourrait entraîner sur les milieux marins et terrestres ainsi que la possibilité d’atténuer ces effets, et a conclu que les avantages potentiels du projet l’emportent sur ses effets, coûts et contraintes éventuels;
Attendu que la gouverneure en conseil est convaincue que le processus de consultation entre la Couronne et les peuples autochtones a permis un véritable dialogue et que le Canada s’est acquitté de l’obligation, compatible avec l’honneur de la Couronne, de mener des consultations concernant la modification proposée visant à inscrire le projet sur la liste des projets d’intérêt national figurant à l’annexe 1 de la Loi;
Attendu que la gouverneure en conseil a conclu que le projet renforcerait l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada tout en créant des avantages économiques concrets qui amélioreront la prospérité du pays et qu’il est justifié, à ce stade, de prendre un décret en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi relativement au projet pour instaurer la confiance des investisseurs et veiller à ce que le Canada agisse rapidement afin de contrer la sous-évaluation de l’un de ses produits d’exportation les plus importants et de générer une croissance et des recettes essentielles en cette période d’instabilité et de réalignement de l’économie à l’échelle mondiale,
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À ces causes, sur recommandation du président du Conseil privé du Roi pour le Canada et en vertu du paragraphe 5(1) de la Loi visant à bâtir le Canada, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil, étant d’avis que le projet d’oléoduc pétrolier de la côte Ouest est dans l’intérêt national, prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada, ci-après.
Order Amending Schedule 1 to the Building Canada Act
Amendment
1 Schedule 1 to the Building Canada Act is amended by adding the following in numerical order:
Column 1 | Column 2 | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Item | Name of Project | Description of Project | |||||||||||||||
1 | West Coast Oil Pipeline | Interprovincial pipeline capable of transporting one million barrels per day of Canadian crude oil, from Bruderheim, Alberta (approximately 50 km northeast of Edmonton) to a deepwater port near Delta, British Columbia (approximately 35 km south of Vancouver), for transfer to vessels and shipping to global markets, including the following major components:
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Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada
Modification
1 L’annexe 1 de la Loi visant à bâtir le Canada est modifiée par adjonction, selon l’ordre numérique, de ce qui suit :
Colonne 1 | Colonne 2 | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Article | Nom du projet | Description du projet | |||||||||||||||
1 | Oléoduc pétrolier de la côte Ouest | L’oléoduc pétrolier de la côte Ouest est un oléoduc interprovincial capable de transporter un million de barils par jour de pétrole brut canadien de Bruderheim (Alberta), (à environ 50 km au nord-est d’Edmonton) jusqu’à un port en eaux profondes près de Delta (Colombie-Britannique), (à environ 35 km au sud de Vancouver), où le pétrole sera transféré sur des navires et expédié sur les marchés mondiaux. Les principaux éléments du projet sont les suivants :
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Order in Council – Amending Schedule 1 to Add the West Coast Oil Pipeline Project: Explanatory Note
(This note is not part of the Order.)
Proposal
On July 2, 2026, the Government of Alberta submitted a proposal to the Major Projects Office (MPO), asking Canada to consider the proposed West Coast Oil Pipeline (the Project) for listing as a national interest project under the Building Canada Act (the Act, or the BCA). This proposal followed a November 27, 2025 Memorandum of Understanding and a May 15, 2026 Implementation Agreement completed between Canada and Alberta, in which both Canada and Alberta affirmed the importance of augmenting Canada’s export of domestic oil to foreign markets as one element in a national strategy to meet a pivotal global moment.
The Project is a proposed interprovincial pipeline capable of transporting approximately 1 million barrels per day (MMb/d) of Canadian crude oil from Bruderheim, Alberta to a deepwater port near Delta, British Columbia (BC), where the oil would be transferred to vessels and shipped to global markets.
Order
The Governor in Council (GIC), pursuant to subsection 5(1) of the Act and on the recommendation of the Minister responsible under the Act, the President of the King’s Privy Council for Canada — the Honourable Dominic LeBlanc (the Minister) — amends Schedule 1 of the Act to add the Project as a national interest project, as specified in the Order in Council to which this Explanatory Note is appended.
Objective
The objective of this Order is to enable the Project’s timely development by bringing it within the regulatory framework of the Act, based on the GIC’s determination that the Project is in Canada’s national interest and that the Act thus supplies an appropriate framework to structure applicable federal regulatory authorizations, ensure appropriate environmental safeguards, and meet Canada's constitutional obligations to Indigenous peoples.
Background
The Building Canada Act Context
The Act was enacted by Parliament on June 26, 2025, to provide a simplified, direct, timely and comprehensive process to secure federal regulatory authorization for projects determined to be of vital interest to Canada.
The legislation provides Canada with a means to confront the reality that nation-building natural resource and infrastructure projects have long faced complicated, cumbersome and time-consuming federal regulatory processes. This has fostered uncertainty and deterred proponents from pursuing projects that could render vital social and economic benefits to Canada. The federal regulatory system for major projects has involved numerous authorizations and permitting decisions distributed among multiple federal agencies and departments, each requiring separate applications from project proponents, and entailing multiple, often disjointed processes of consultation with Indigenous communities. The duration and complexity of this system can delay federal authorization of worthy project proposals for years, and systemically limit the willingness of proponents to bring forward projects that complement Canada’s economic growth, security, and prosperity. Proponents are required to make large investments in project development, and to produce the detailed information required for project applications, without any certainty about whether the project would be approved until the end of these lengthy and complex processes.
While this problem was already acute, it became pressing following the rupture of prior stable forms of international economic integration and trade brought about by the sudden change in policy orientation of the United States (US), Canada’s largest trading partner and the market for the majority of Canadian exports. Canada faces new geopolitical circumstances in which overreliance on trade and economic integration with a single dominant power threatens to undermine national sovereignty. Trade-exposed sectors and regions have already faced significant adverse impacts as a result of these changes, and the accompanying uncertainty has weighed on Canada’s economy, impacted Canadian workers, and placed livelihoods at risk.
To preserve its sovereignty and quality of life, Canada must act ambitiously to grow domestic economic resources and strengthen access to more diverse trade and investment partners. Securing confidence in Canada’s ability to develop major natural resource and infrastructure projects is foundational.
Framework and Objectives
The Act provides a means to advance Canada’s ability to develop major natural resource and infrastructure projects. It enables the GIC to determine whether certain projects are of such importance to Canada that they warrant early confidence in the approval of applicable federal permits and authorizations, shifting Canada’s regulatory focus from “whether” a project should proceed to “how” it should proceed.
This reorientation of federal decision-making occurs within the framework of Canada’s respect for Aboriginal and treaty rights as recognized and affirmed by section 35 of the Constitution Act, 1982; its duty to consult with Indigenous peoples; its commitment to reconciliation; and its respect for the rights set out in the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. Crown-Indigenous consultation is explicitly required to inform key decisions taken under the Act, including decisions to list national interest projects. These decisions can be taken only after Canada has met its duty to consult and, where appropriate, accommodate Indigenous peoples whose Aboriginal and treaty rights may be adversely affected by the carrying out of the projects to which the decisions relate.
The reorientation of federal decision-making itself is achieved in two steps.
First, the GIC’s decision to list a national interest project under Schedule 1 of the Act (a listing decision) results in immediate, deemed fulfillment of substantive prerequisites to the release of federal permits and authorizations listed in Schedule 2 of the Act. Project proponents, investors, Indigenous communities, and Canadians thus receive the immediate confidence needed to marshal initiative and resources in support of the project. Consultation with Indigenous communities prior to a listing decision facilitates involvement early in project development. It allows for Indigenous perspectives on whether a project is in Canada's national interest, and enables Indigenous communities to identify key issues and opportunities early, to better inform subsequent project development and regulatory review.
Second, the Act enables diffuse federal regulatory processes to be consolidated in support of a single, omnibus authorization from the Minister responsible under the Act. This omnibus authorization (the Conditions Document) defines the regulatory conditions under which project construction and operation can occur. These conditions are developed based on further assessment and consultation with Indigenous communities about the project's impacts, following receipt of a regulatory application by the proponent. The consolidation of authorizations under a single framework streamlines the process for proponents, and provides a better coordinated process of consultation with Indigenous communities, building on the consultation undertaken prior to a listing decision.
The Act also recognizes a commitment to working in partnership with Indigenous peoples and envisages opportunities for Indigenous peoples to participate in the advancement of major projects as proponents, stakeholders, and investors. The Act identifies the extent to which a project can advance the interests of Indigenous peoples as one of the key factors relevant to the GIC’s determination of whether a project is in the national interest.
Finally, the Act reflects Canada’s commitment to safeguard the natural environment – including through the mitigation of potential effects of project development on critical species, habitats, and marine and terrestrial ecosystems – and to meet the challenges of climate change.
MPO, as a Special Operating Agency within Canada’s Privy Council Office, supports the Minister in the administration of the Act.
West Coast Oil Pipeline Project
The Project is a proposed interprovincial pipeline to transport approximately 1 million barrels per day (MMb/d) of crude oil from Bruderheim, Alberta to a deepwater port near Delta, BC.Key components of the Project include:
- A receipt tank terminal in Bruderheim, Alberta, where product will be received, measured, stored, and then pumped through the pipeline;
- A pipeline up to approximately 1250 km in length;
- Power interconnection, transmission, and possible generation;
- Approximately 11 pump stations along the route to keep product flowing and maintain the required flow rate and pressure over long distances; and
- A delivery tanks terminal and offshore marine loading facility with capacity for Very Large Crude Carrier vessels where product will be delivered, stored, and then loaded on to Very Large Crude Carrier vessels.
The Project corridor will begin at a receipt terminal in Bruderheim, Alberta, which will collect Canadian crude oil from various pipelines in Alberta, serving as a central hub where the product will be measured, stored, and then pumped into the pipeline. The pipeline and pump stations will transport the crude oil to a proposed marine terminal (Delivery Tank Terminal) near Delta, BC, for loading onto marine vessels for export to global markets. The corridor for the pipeline largely aligns with disturbed land and existing infrastructure, including the existing Trans Mountain pipeline system (i.e., Line 2, the Trans Mountain Expansion Project [TMEP]).
Two marine berths will be designed to support Very Large Crude Carriers; these vessels typically have a capacity of 2 million barrels. After loading, marine vessels would follow existing navigation lanes (i.e., International Maritime Organization-adopted traffic separation schemes) within the Delta area, BC, and the 12-nautical-mile limit of Canada’s territorial sea at the western entrance to the Strait of Juan de Fuca.
Ownership Group
Trans Mountain Corporation (TMC), Alberta Petroleum Marketing Commission (APMC), and Pembina Pipeline Corporation (Pembina) (together, the Ownership Group) will form and lead a new jointly owned company:
- Pembina's economic interest through construction will be 10 percent with the opportunity for up to an additional 10 percent once the Project enters commercial operation.
- TMC and APMC will own equal shares of the balance of the Project.
In addition, a minimum of 10 percent ownership interest in the Project will be offered for purchase to Indigenous peoples.
TMC will be responsible for construction of the proposed Project, making regulatory submissions to receive permits to operate, and subsequent operation of the asset. TMC will be engaged by the new company to design, develop, permit, construct and operate the project. In this capacity, it is expected that TMC will represent the ownership group as “the Proponent” and is referred to as such for the purposes of this Note.
Regulatory Requirements
Given that the Project would require dozens of federal permits and authorizations affecting its timely execution and economic viability, the Project would benefit from the streamlined regulatory framework, coordinated review, and consolidated authorization process enabled by the Act.
While the list of required authorizations will be finalized as project design is further developed, the Project is expected to require permits and authorizations under the Canadian Energy Regulator Act; Fisheries Act; Species at Risk Act; Canada Marine Act; and Canadian Environmental Protection Act, 1999. Under the BCA framework, all of these authorizations can be issued through a Conditions Document.
Basis for the Governor in Council’s Determination
Subsection 5(6) of the Act provides that when making a listing decision, the GIC may consider any factor that it considers relevant, including the extent to which a project can:
- strengthen Canada’s autonomy, resilience and security;
- provide economic or other benefits to Canada;
- have a high likelihood of successful execution;
- advance the interests of Indigenous peoples; and
- contribute to clean growth and to meeting Canada’s objectives with respect to climate change.
Critically, the GIC’s decision-making is informed by Crown-Indigenous consultation completed by the responsible Minister pursuant to subsection 5(7) of the Act and as required by section 35 of the Constitution Act, 1982. It is also informed by consultation with implicated provincial or territorial governments; by the Minister having consulted with other ministerial colleagues as he considers appropriate; and by the views of Canadians, including those who respond to publication of Notice of a potential listing decision in the Canada Gazette.
The following reflects the GIC’s assessment of the merit in listing the Project. As elaborated in the sections below, the GIC is of the view that:
- The balance of relevant factors in ascertaining the potential benefits of the Project, as well as its limitations, potential impacts, and costs, points clearly in favour of recognizing the Project as one in Canada’s national interest, to be pursued as a matter of priority;
- Successful pursuit of the Project’s national benefits is time-sensitive and warrants placing the Project within the framework of the Act immediately. Timely listing is warranted not only to provide the necessary confidence for the Project to proceed, but also to ensure that Canada is acting swiftly to counteract the undervaluation of one of its most important exports and to unlock critical growth and revenue during a period of global economic instability and realignment;
- The listing of the Project is informed by meaningful consultation with Indigenous peoples; consistent with the honour of the Crown; informed by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples; and consistent with respect for Aboriginal and treaty rights;
- The experience of TMC and Pembina provides confidence that the ownership group has the necessary capacity to develop and operate the pipeline; and
- All appropriate preconditions for project listing have been met.
Analysis of National Interest Factors
- Strengthening Canada’s autonomy, resilience, and security
The GIC has concluded that the Project presents an exceptional opportunity to strengthen Canada’s autonomy, resilience, and security.
While Canada holds the world's fourth-largest oil reserves (approximately 163 billion barrels), its oil exports are heavily concentrated in a single market.[1] Over four-fifths of Canada’s pipeline export capacity is oriented for US export markets. In 2025, 90.1 percent of Canadian crude exports continued to be shipped to the US, despite completion of the TMEP in 2024 and its resulting increase in Canada’s capacity to reach additional foreign markets.[2]
This creates structural vulnerabilities for the Canadian oil sector by contributing to wider price differentials between Canadian and US crude, as well as price instability in the global trading system. Price differentials negatively impact producers by lowering the value realized from their production, as well as governments by contributing to reduced tax revenues and royalties. Together, this weakens growth and prosperity. In 2024, the differential between West Texas Intermediate (WTI – crude benchmark for the US) and Western Canadian Select (WCS – Canada's heavy crude oil benchmark) was US$14.73/bbl.[3] That differential reached as high as US$40–$50/bbl at its peak in 2018, contributing to a mandatory production curtailment limiting Canada’s production and exports of oil.[4] Studio.Energy estimates US$49 billion of foregone value from wide differentials between 2010 and 2025.[5] While there are a range of factors that contribute to price differences for Canada’s WCS, the foregone value resulting from price differentials has severely hindered Canada’s ability to attain the full value and benefit of its natural resources.
Growing geopolitical tensions and trade disruptions are increasing economic uncertainty and reinforcing the need for Canada to quickly pivot and diversify into new markets. Canada’s reliance on US-directed export infrastructure is a structural vulnerability, given the limited ability to redirect barrels when trade, policy, or market conditions change. These risks have been further intensified within the current geopolitical context as the US diversifies its crude imports by increasing imports from Venezuela.
Notably, in 2025, Canada’s economic growth was slowed by weakness in exports linked to US trade actions and uncertainty.[6] This trade uncertainty has persisted and could continue for some time. For example, on July 20, 2026, the US announced 50 per cent tariffs on an additional C$27.6 billion of Canadian goods. The Bank of Canada’s most recent Monetary Policy Report (July 2026) noted that while Canada’s economy is showing signs of improvement, uncertainty still remains high.[7]
These uncertainties have negative impacts on Canadian jobs and growth. In real terms, Finance Canada noted in the 2026 Spring Economic Update that private sector forecasters expect Canada's real GDP to remain about 1.6 percent below its pre-tariff path by 2029.[8] These signs point not only to the need to pivot Canada’s export and trade strategies, but to develop supporting infrastructure urgently so that Canada is positioned to take advantage of new opportunities created by trade shifts.
Market diversification is a key strategic benefit associated with the Project. In total, the Project would add an estimated 1 million barrels per day (MMb/d) of export capacity, providing additional large-scale sovereign access to global energy markets. The Project would significantly reduce Canada’s dependence on exports to the US by enabling more exports to the Asia-Pacific region, including key markets such as South Korea, China, and Japan. Combined with optimization of the Trans Mountain system, the increase in export capacity contributed by the Project could reduce Canada’s overall structural fixed land-pipeline dependency on the US from approximately 82-83 percent (2025) to the 65-70 percent range of capacity. Diversification would also benefit Canada by supporting greater economic resilience and providing additional options when trade disruptions occur, enabling more efficient pivots to different markets as global trading patterns shift.
Expanding Canada’s crude oil export capacity to the Asia-Pacific region also aligns with the Government of Canada’s broader export diversification objectives, including Canada’s goal of doubling non-US trade by 2035. The Government has established a target to generate an additional C$300 billion in trade and to reduce economic dependence on the US as a trading partner. According to Royal Bank of Canada (RBC) analysis, the Project could generate roughly C$20 billion in incremental annual exports (based on 1 MMb/d at 90 percent utilization, and a WCS price of US$60 per barrel).[9]
Additional pipeline capacity to the Asia-Pacific region also increases the prices that all Canadian producers can capture as the pricing differential between WCS and WTI narrows. For every US$1/barrel that the differential declines, revenues increase by approximately C$2 billion annually on approximately 3.7 MMb/d of existing production. Based on historical averages, the price differential could narrow in the range of US$3 to US$5/bbl. On that basis, a 1 MMb/d pipeline would add incremental revenues of C$6 to C$10 billion annually for all existing crude exporters – an amount that is shared among producers, suppliers, employees and governments. As a single piece of infrastructure, the project could therefore enable realization of C$26-30 billion annually of new value, contributing decisive and material support for the Government’s trade diversification agenda.
The Project’s capacity to strengthen Canada’s autonomy, resilience, and security was a key topic on which Canadians provided input in response to the publication of Notice in the Canada Gazette. Canadians supportive of the Project frequently highlighted the extent to which the Project could enable export diversification, increase government revenues, and enhance energy security. Other Canadians nonetheless voiced concern about whether greater resilience and security could be achieved through a transition away from fossil fuels and toward cleaner energy sources.
Indigenous communities consulted by MPO expressed a range of perspectives regarding the Project’s potential to strengthen Canada’s autonomy, resilience, and security. While some communities acknowledged the potential economic and strategic benefits associated with expanded market access and energy infrastructure, others questioned whether sufficient information was available at this stage to support such a conclusion. Many emphasized that achieving these objectives must be accompanied by meaningful engagement with Indigenous peoples, protection of Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, environmental stewardship, and the development of respectful and enduring partnerships between Indigenous communities, governments, and the Project Proponent.
Considering all of the foregoing, the GIC has determined that recent geopolitical developments and trade shifts have demonstrated a concrete, quantifiable cost to Canada’s concentrated reliance on a single export market. Market diversification enabled by the Project is a vital strategic benefit to Canada. Importantly, the Project would advance alongside substantial, concurrent national investments in other sources of energy that will enhance Canada’s resilience – including through the National Electricity Strategy, which aims to double the capacity of Canada’s grid by 2050 and supply clean, reliable, affordable power across the country for decades to come. Canada is also advancing a suite of nation-building projects in sectors including clean energy and nuclear. This comprehensive approach will position Canada for a sustainable energy future.
- Provides economic or other benefits to Canada
The GIC has concluded that the Project would generate significant material economic benefits through pipeline construction, associated upstream production growth, and improved access to global markets, and by reducing the negative impacts of pricing differentials. Forecasts and analysis demonstrate the Project will generate substantial benefits, including by contributing to significant increases in GDP, employment, and public revenues. Economic benefits include activity that will occur through construction and post-construction operations.
The GIC has considered that a significant number of jobs will be created as pipeline construction and associated infrastructure development advances. A wide variety of skilled trade and professional services will be required to build the Project. As the Project transitions to operations after construction, employment will decline from its construction peak, though some good-paying jobs will be sustained through ongoing production and maintenance. As a major infrastructure project, the Project will also generate spending on labour, engineering and other professional services, and materials such as equipment, cement, and fabricated structural metals. The most significant economic impacts will be focused in Alberta and British Columbia, but other regions may also benefit, such as those that produce steel pipe which could be used in construction.
Publicly available analysis by ATB Economics and Studio.Energy estimates that adding 1.5 MMb/d of pipeline capacity – including a new pipeline to Canada’s west coast – alongside associated investment could increase Canada’s real GDP by an average of C$31.4 billion annually (1.1 percent) through 2035, and support an average of 112,000 additional jobs across Canada, peaking at 136,100.[10] The proposed 1.0 MMb/d WCOP represents roughly two-thirds of this modelled capacity expansion. For the Project specifically, modelling undertaken by RBC Capital Markets for the Proponent examines an estimated C$70 to C$81 billion in pipeline and upstream construction investment. It estimates employment could peak at about 140,000 jobs and longer-term GDP impacts averaging 0.6 percent annually by the 2040s.[11] Although the studies differ in scope and timing, both indicate the potential for expanded pipeline capacity and associated production to support substantial investment, employment and sustained economic activity across Canada.
Moreover, the Project will contribute directly to government revenues through royalties, which oil sands operators pay to the Alberta government in exchange for the right to develop oil resources, as well as through provincial and federal taxes generated from personal and business incomes earned from the Project. The Project will also generate long-term property tax revenues for local governments along the corridor, supporting local communities and governments.
The GIC has also considered the importance of timing in unlocking these economic benefits. An accelerated project completion will deliver superior financial performance, including reduced costs, improved returns, and faster realization of benefits that strengthen the investment case for the Project and position Canada to capture economic value sooner.
While the GIC has considered the fact that there are a range of projections for long-term crude oil demand, from both public and private sources, sufficient demand is expected to exist for the new pipeline. For example, future Asia-Pacific demand is expected to remain comparatively resilient, creating a strong market for oil exports from the Project. Markets such as China, India, South Korea, and Japan continue to seek reliable heavy crude supplies. Interest from potential buyers and support from government partners also suggest meaningful demand exists.
While these positive indicators strengthen the market case for the Project, they do not alone establish the volume or duration of future demand. Securing long-term contracts will ultimately be required to ensure offtake for the pipeline. To that end, the Proponent has indicated an intention to contract the line through an open season process, which is a formal, competitive bidding procedure to allocate capacity and sign long-term service contracts. This is an important measure to mitigate risks related to future demand.
The GIC has also considered the fact that upstream investment from producers will be required to supply the Project. However, analysis demonstrates that the upstream sector has sufficient financial capacity to fund a significant share of the required growth, and the production-growth case is expected to be supported by demand growth in other countries, including in Asia. Further, listing the Project under the Act will enhance regulatory certainty for the sector, creating a positive signal for additional investment.
The Project’s economic potential was noted as a positive area of feedback among many Canadians who responded to the publication of Notice of a potential listing decision in the Canada Gazette. Supporters highlighted employment opportunities and the Project’s expected contributions to broader economic growth. Many others who responded to the Notice nonetheless questioned the Project's financial viability, raised concerns about taxpayer exposure and cost overruns, and argued that projected economic benefits, including government revenues, long-term market demand, and expected returns from expanded oil exports, were uncertain and could be outweighed by alternative investments in other sectors of the economy.
Indigenous communities consulted by MPO expressed a range of perspectives regarding the extent to which the Project would provide economic or other benefits to Canada. Some communities identified potential benefits associated with increased export capacity, market diversification, investment, and employment. Communities also identified potential opportunities for Indigenous participation through employment, training, procurement, business development, revenue sharing, and equity ownership, particularly where these contribute to long-term community development and economic self-determination. Many others emphasized that economic benefits must be considered alongside impacts on Aboriginal and treaty rights, Indigenous cultures, communities, and the environment. Communities generally indicated that meaningful economic benefit requires equitable participation, recognition of Indigenous rights and priorities, protection of existing Indigenous economic interests, and benefit-sharing arrangements that are responsive to the nature and extent of Project impacts.
Overall, the Project’s business case is very strong. It is expected to contribute to a wide range of key economic objectives, providing good-paying jobs, increasing investment, providing royalties and revenues for governments, and supporting Canada’s prosperity. The development of the Project is therefore expected to provide significant economic benefits for Canada.
- Has a high likelihood of successful execution
While the Project is in the early stages of development, it presents a credible, financeable, and executable pathway to completion, assuming timely advancement of planned activities.
The Ownership Group has a strong ability to deliver the Project, bringing significant experience in major infrastructure development and demonstrated capacity to develop and deliver a project of this magnitude. TMC's experience delivering and operating TMEP will support effective project planning and execution. TMC has extensive operational knowledge of the existing and proposed corridor, delivery and receipt terminals, marine terminals, construction, contracting, and regulatory environment. It also has existing operational familiarity and relationships with Indigenous and other communities that intersect with proposed routing and infrastructure. Pembina's experience with large-scale energy infrastructure and Indigenous community partnerships will also support project success, with the company having demonstrated a strong track record in disciplined pipeline and other energy infrastructure operations, commercial management, and regionally relevant capital project execution.
The proposed development strategy relies on advancing engineering, commercial work, regulatory work, and planning activities concurrently, rather than sequentially. The Project is expected to largely parallel the existing TMC right-of-way rather than establish an entirely new corridor. Leveraging an existing corridor where possible, with alignment proposed to overlap approximately 70 to 90 percent of current infrastructure, is expected to significantly improve constructability and reduce cost and schedule uncertainty. In addition to enhancing confidence in project execution, this poses stronger environmental and economic benefits when compared with a new route.
Although project design is not finalized, initial work towards the development of route options, terminal studies, and technical assessment supports a credible development pathway. Supply chain and labour challenges, such as limited domestic manufacturing capability for large-diameter line pipe, are both areas that will require additional attention. Several key agreements also remain under development, including governance and commercial agreements.
Financing is another key consideration in relation to executability. The Project is estimated to cost between C$35.2 billion and C$43.7 billion, which is a risk-adjusted estimate that includes a contingency. Funding commitments from Canada and Alberta to support early works are advancing, a credible plan to finance the full construction of the Project is being developed, and the key parameters of an equity purchase right for Indigenous communities have been identified.
Indigenous communities consulted by MPO expressed a range of concerns related to Project execution. Many communities indicated that successful execution depends on more than technical feasibility or financing and emphasized the importance of project maturity, meaningful engagement with Indigenous communities, and protection of Indigenous rights and interests. Many communities also advised that, in the absence of route-specific, engineering, environmental, marine infrastructure, and mitigation-related information, they were unable to fully assess the Project’s likelihood of successful execution. Some communities also identified regulatory uncertainty, unresolved impacts on Indigenous rights, public controversy, and implementation risks as factors that could affect successful execution if not appropriately addressed.
In response to the publication of Notice in the Canada Gazette, many Canadians raised concerns about the Project’s schedule and cost risks, drawing comparisons to previous major projects to question whether a project of this scale could be delivered on time and within budget.
Accounting for all of this information, the GIC has concluded that the probability of timely and successful execution is supported by the experience of a strong Proponent and Ownership Group; the ability of the regulatory framework under the BCA to closely coordinate all regulatory steps and to integrate these with continued consultation with Indigenous communities following a listing decision; and the issuance of a single Conditions Document that considers all factors collectively. Listing the Project as a project of national interest increases the probability of successful execution in a timely fashion.
- Advances the interests of Indigenous peoples
Canada has made clear that collaboration with Indigenous peoples and the pursuit of opportunities for Indigenous partnership and investment is central to a broader strategy of rapidly advancing vital infrastructure and natural resource projects. In addition to recognizing that the decision to list a project under the Act cannot be taken without fulfilling Canada’s duty to consult with Indigenous peoples, the Act invites the GIC to consider whether the listing of a project advances the interests of Indigenous peoples.
The GIC has concluded that listing of the Project does present true potential to advance the interests of Indigenous peoples. The Project will provide significant benefits to multiple Indigenous communities through equity participation in combination with other anticipated economic opportunities, including employment, training, contracting, and procurement. Canada, Alberta, and the Project's Ownership Group have affirmed a commitment to offer to Indigenous communities a minimum of ten percent ownership interest in the Project. Access to this offering will be supported by the Alberta Indigenous Opportunities Corporation and the Canada Indigenous Loan Guarantee Corporation, which assist eligible Indigenous communities with financing capacity to purchase Project equity. The terms of offer will be settled prior to construction.
Many Canadians provided comments on the Project’s potential to advance the interests of Indigenous peoples, following publication of Notice of a potential listing decision in the Canada Gazette. Supportive submissions highlighted opportunities for Indigenous participation through employment, business development, partnerships, and equity ownership, while supporting continued consultation with affected Indigenous communities. Both opposing and non-opposing submissions emphasized the importance of meaningful consultation, respect for the rights of Indigenous peoples, reconciliation, and adherence to commitments such as the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
As discussed more fully below in relation to Crown-Indigenous consultation, the Act presents a new paradigm intended to provide federal regulatory certainty for national interest projects at a much earlier stage than has been the case in Canada’s recent history. While this change is necessary to support Canada’s sovereignty and security, it must occur within the framework of respect for Aboriginal and treaty rights and commitment to reconciliation. Approached in a spirit of partnership, the GIC believes the Act presents an opportunity to involve Indigenous communities from the earliest stages of project development, in order to ensure that their rights, perspectives, and priorities help to inform design choices and other key decisions from the outset.
With this ethos in mind, the GIC has concluded that the Project can significantly and meaningfully advance the interests of Indigenous peoples.
- Contributes to clean growth and to meeting Canada’s climate change objectives
The GIC has considered potential impacts of the Project on clean growth and on Canada’s climate objectives.
While the Project itself does not directly contribute to Canada’s greenhouse gas (GHG) emission reduction targets for 2030 and 2035, it is central to agreements between Canada and Alberta, and between Canada, Alberta, and the Oil Sands Alliance of companies, to reduce the emissions intensity of Canada’s oil production and create the enabling conditions for a competitive, resilient, and low-carbon economy. These priorities strongly complement and reinforce Canada’s efforts to reduce GHG emissions through technological investment and effective, market-driven regulatory measures. Together, the trilateral memorandum of understanding between the Governments of Canada and Alberta and the Oil Sands Alliance establishes a pathway to reducing emissions by 16 million tonnes per annum (mtpa).
Critically, the Project will advance alongside Pathways, one of the world’s largest post-combustion carbon capture and storage projects. The Pathways project will capture and store six mtpa of emissions by 2035, reducing the emissions intensity of heavy oil produced in Canada and supporting the production of lower-carbon oil. Under the trilateral agreement, an additional 10 mtpa of emissions reductions will be achieved through the expansion of the Pathways project, deployment of other emissions reduction technologies, or projects deploying improved production practices focused on lowering emissions. These measures will have a meaningful impact on lowering the carbon content of Canada’s oil, including the oil it exports to other markets.
Canada and Alberta have also reached an agreement in principle on methane equivalency that would reduce methane emissions by 75 percent below 2014 levels by 2035. Lowering Canada’s methane emissions is recognized as an effective way of reducing greenhouse gases without impacting production, particularly as methane has a warming impact greater than carbon dioxide. Moreover, as an integral part of larger agreements that include significant climate commitments, the Project is aligned with Canada’s Climate Competitiveness Strategy. The Strategy, announced in Budget 2025, aims to better link Canada’s climate and economic goals, including leveraging Canadian clean technology to reduce emissions intensity of energy generation and manufacturing. These efforts are key components of Canada’s plan to strengthen its position in global energy markets, as customers across the world prioritize low-carbon oil and gas.
The construction and operation of the Project is expected to result in modest GHG emissions, but these emissions are not projected to contribute significantly to Canada’s overall emissions profile. Future engineering decisions will determine the final emissions performance of the Project, along with regulatory requirements for the final design and potential offsetting of emissions, which may be imposed through the Conditions Document at the conclusion of the post-listing regulatory process.
Feedback on climate objectives was a core theme in input received from Canadians following publication of Notice of a potential listing decision in the Canada Gazette. Many commenters argued that the Project would increase GHG emissions, worsen climate-related impacts such as wildfires, flooding, drought, and extreme heat, and undermine Canada's climate commitments.
Submissions from many Indigenous communities also reflected significant uncertainty regarding whether the Project would contribute to clean growth and to Canada's climate change objectives. While some submissions acknowledged potential emissions-related advantages associated with pipeline transportation and the use of existing corridors, many raised concerns regarding GHG emissions, climate impacts, cumulative effects, and the adequacy of available information. Submissions generally emphasized the need for further analysis, environmental assessment, and Indigenous community involvement before conclusions can be reached regarding the Project's contribution to clean growth and climate objectives.
According to Alberta’s submission to MPO and based on large-diameter pipeline analogues that have been assessed through federal review processes, estimated emissions from construction of the Project are between 1.4 and 1.5 megatonnes (Mt) carbon dioxide equivalent (CO2e), which is expected to occur over the total construction timeline.[12] Per the same submission, projected emissions associated with operation of the Project are 0.2 Mt CO2e per year[13], extrapolating from a comparable project, the TMEP, which reported annual operational emissions of 0.16 Mt CO2e in 2025. These operating emissions would represent an increase of approximately 0.03 percent compared to Canada’s most recent annual national emissions inventory (685 Mt CO2e in 2024).[14] Based on these figures, construction and operation of the Project would not contribute significantly to Canada’s overall GHG emissions profile.
As a conduit to new markets, the Project is expected to enable increased upstream oil production and exports. These upstream activities would result in increased emissions. While precise future upstream GHG emissions associated with the Project cannot be predicted with certainty, Alberta’s submission estimates these emissions to be in the range of 15.5 to 18.2 Mt CO2e per year between 2032 and 2041 based on operation starting in 2032 at a nominal capacity of 1 MMb/d. This would be an increase of approximately 2.3 to 2.7 percent compared to Canada’s most recent annual national emissions inventory.
The GIC also recognizes that the Project would be developed during a period of increasing climate impacts, with wildfires and severe floods putting pressure on communities and on Canada’s capacity to respond. According to Canada’s Changing Climate Report 2026, the annual average temperature in Canada is expected to rise by about 1°C from 2021 to 2040, leading to an increase in the frequency and intensity of extreme weather events. Meanwhile the costs associated with climate impacts are expected to continue to rise, extending across Canada’s economy and contributing to increases in the costs of housing, food, energy, insurance, and other essentials.
The GIC has carefully weighed these considerations and determined that they do not displace the Project’s strong alignment with Canada’s national interest. Prioritization of the Project is appropriate in the present circumstances when accounting for Canada’s broader, integrated efforts to address climate change.
While the Project can be expected to moderately increase Canada’s emissions, these emissions are unlikely to be material given persistent global demand for and consumption of oil for decades to come, as projected under most current forecasts. Since demand for oil persists, there is an opportunity for Canada to supply that demand using best in class approaches to mitigate upstream emissions caused by extraction and processing, while serving as a source of supply to countries that share in an overall commitment to mitigating climate change and achieving net zero emissions.
Finally, the GIC recognizes that the Project presents several potential clean growth opportunities for Canada, including clean technology deployment, emissions monitoring technologies, lower-carbon materials, and low-emission electricity infrastructure. The Project could also support additional demand for Canadian suppliers, technologies, and infrastructure that contribute to broader clean-growth objectives.
In summary, although the Project does not directly contribute to clean growth and to Canada’s climate change targets, it is aligned with Canada's overall climate strategy and efforts to reduce emissions intensity of oil production. Considered together with the Project’s additional merits and its links to key climate-related commitments such as Pathways, this supports its recognition as a national interest project.
- Marine and Terrestrial Impacts
In addition to the five national interest factors explicitly contemplated in the Act, the GIC has devoted significant attention to the potential effects of the Project on marine and terrestrial ecosystems – a key focal point in consultations with Indigenous communities, and a consistent theme in submissions made by many Canadians following publication of Notice of a potential listing decision in the Canada Gazette.
Concerns raised by Indigenous communities included both general environmental impacts and specific impacts on species and ecosystems of cultural and socio-economic significance – including, for example, the impact of a marine loading facility and increased vessel traffic on fish and fish habitat, Southern Resident Killer Whales (SRKW), and other marine life in the Salish Sea.
Construction of a marine loading facility in the Delta region of British Columbia, in addition to Project-related increases in vessel traffic, will result in environmental disturbances impacting fish and marine mammals. The Project will also result in additional vessel traffic in the Salish Sea from oil tankers transporting crude oil to overseas markets, resulting in incremental noise and other impacts on sensitive ecosystems and species, including SRKW. Underwater noise is a serious threat to the SRKW, an endangered species. Finally, land disturbances will be required to complete the construction of the Project, resulting in impacts on terrestrial ecosystems, inland water bodies, and animals including species at risk such as caribou.
The GIC has considered these concerns in the context of ongoing efforts to protect critical species and habitats, including measures that were recommended to Canada through the 2019 TMEP reconsideration process. Many of these measures are designed to establish standing environmental safeguards within which important infrastructure development and commercial activity can occur.
Since 2018, the Government has made significant investments to support recovery efforts and mitigate the impacts of key threats to whales, including the SRKW. As part of the Spring Economic Update 2026, the Government announced an additional C$258 million over 5 years to renew and enhance funding for the protection of whales and their habitats. This investment will build from the success of the Whales Initiative and Oceans Protection Plan. This new funding, of which C$95 million over 5 years plus an additional C$16 million per year ongoing is dedicated specifically to enhanced protections for SRKW, will help address ship strikes, underwater noise mitigation, prey availability, entanglements, and enhanced habitat protections. The Government is also advancing investments to renew the Oceans Protection Plan and for enhanced protection and monitoring measures to support management of projected growth in West Coast shipping.
The Government is also working to finalize an interim underwater noise objective by November 2026, which will establish 2023 levels as a measurable baseline for underwater noise, and will be supported by a new regional noise monitoring and management program.
To reduce new terrestrial disturbances, the Project is expected to follow the existing TMEP corridor wherever possible. Impacts from the construction of the marine loading facility may also be materially minimized by utilizing existing infrastructure, such as an existing causeway and design features. While these approaches do not eliminate all risks, tools and lessons learned from previous projects can be leveraged to identify sensitive areas and aid in determining mitigation actions for precise route determination.
Most importantly, as outlined further below, national interest listing of the Project is a precursor to regulatory assessment and further consultation with Indigenous communities, oriented toward the identification of conditions that can help to mitigate adverse environmental effects. This will include a hearings process conducted by the Commission of the Canada Energy Regulator (CER). Ongoing consultation following project listing can also serve to identify appropriate measures to mitigate, and accommodate, where appropriate, potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights, including potential adverse impacts on species and habitat of cultural and socio-economic significance to Indigenous communities.
Accounting for all of these considerations, the GIC has concluded that the Project’s marine and terrestrial environmental impacts can be addressed through mitigation measures, including existing programming. Informed by the issues raised in the consultation on the listing decision, these impacts will be further evaluated and addressed through the subsequent regulatory review process and ongoing consultation with Indigenous communities.
Crown-Indigenous Consultation
- Overview
The BCA involves a significant change to the manner in which federal authorizations are granted for projects that Canada determines to be in the national interest. As noted above, federal regulatory processes typically require detailed project information and the completion of complex and varied regulatory assessments before determinations are made as to whether a project should be allowed to move forward. With the BCA, Canada now has a tool to provide early confirmation that, from a federal regulatory perspective, a project should be allowed to proceed – and more specifically, that the need for further project detail and regulatory scrutiny should not stand in the way of securing early confidence to move forward with the project. This objective is critical; otherwise, the proponents and developers of such projects may not incur the time and cost to advance their proposals to fruition, and Canada may be deprived of key contributors to its economic resilience and prosperity. Consultation with Indigenous communities is embedded in all steps of the novel regulatory process under the BCA. Importantly, the BCA provides for consultation at an early stage of project development, allowing for Indigenous community perspectives on whether a project is in Canada's national interest, as well as allowing for early identification of key issues to be addressed through the subsequent regulatory review.
The submission provided by Alberta for consideration of the Project notes that “The most important enabling condition for the successful development and construction of this Project is the regulatory and permitting streamlining and approval of the federal and provincial governments. Previous pipeline project costs have escalated because of inefficient and duplicative regulatory regimes and significant delays in decision-making.”[15] The GIC agrees with this observation, noting that the most recent precedent for a major pipeline developed in Canada’s national interest – the TMEP – consumed more than a decade to reach final federal regulatory approval. As the Project will require multiple years to advance through construction and reach operation, Canada must act now if it is serious about seizing the benefits of the Project to counteract current pressure on its economic security and sovereignty.
Alberta’s submission also illustrates the scope and scale of activities needed to establish the foundations for an effective regulatory assessment:
- Advancement of engineering, route definition, Indigenous engagement, community engagement and land access in parallel to support regulatory application and approval;
- Progression of regulatory applications, environmental field programs and secondary permitting across jurisdictions;
- Advancement of procurement and contractor engagement during the regulatory review period, including progression of major materials procurement and execution planning;
- Use of validated existing data to reduce field program scope and accelerate development timelines; and
- Advancement of land acquisition and access permitting to support construction readiness.
These measures necessarily require project proponents to incur significant investments of time and resources, including opportunity costs. It is exactly the risk that proponents will decline to do so, owing to regulatory uncertainty, that the BCA can help to counteract. Recognizing that many proponents simply will not advance a project to the level of detail needed for a full regulatory assessment without confidence that this effort is worthwhile, the Act supplies Canada with a tool to facilitate project advancement in a new way based on early information but where the national interest warrants it.
A shift in policy orientation does not, however, alter Canada’s fundamental constitutional obligations to Indigenous peoples, including its duty to consult and, where appropriate, accommodate Indigenous communities on decisions that may adversely affect their rights.
Canada’s duty to consult with Indigenous communities on the possibility of listing a project, which is assigned to the responsible Minister under s. 5(7) of the Act, focuses on ensuring that the potential adverse effects of a listing decision on recognized and asserted Aboriginal and treaty rights are well-understood and grappled with by the GIC in making such a decision. This requires consulting with Indigenous communities about how the decision to give early federal support for a project via a BCA listing, but subject to a regulatory process targeted at identifying appropriate conditions for the release of federal permits and authorizations – and which Indigenous communities will continue to be consulted – could adversely affect the recognized or asserted rights of those communities. The GIC must ascertain whether there are potential adverse impacts of such a gravity that they cannot be effectively mitigated through the identification of appropriate regulatory conditions after the project has been listed, and to consider whether a project that could render such effects is truly suited to the BCA regime. Relatedly, the GIC must ascertain whether the tools available through the regulatory process that would follow a listing decision, including ongoing consultation with Indigenous peoples during that process, are fit for purpose in being able to meaningfully address the potential adverse impacts of the project on the rights of Indigenous peoples.
During the consultation that MPO completed with Indigenous communities on potential listing of the Project, a concern voiced by many communities was that insufficient information was available about the Project for communities to reach an informed view about whether or not they supported listing of the Project. The GIC recognizes that the new regulatory paradigm provided by the BCA involves consulting with Indigenous communities based on project information that is, by its nature, nascent and subject to further development, and that this departs from the level of detail available in typical project-specific consultations. Based on Alberta’s submission and the realities of the Proponent and investor reluctance to further develop a project of this magnitude without regulatory confidence, the GIC is of the view that delaying its listing decision would not have resulted in additional project information coming forward, and would have been contrary to the public interest in advancing the Project’s potential benefits at the earliest opportunity.
For this reason, the GIC also recognizes that the majority of Indigenous communities consulted were not prepared to support Project listing based on the information available, and instead focused their dialogue with Canada on concerns about potential impacts of the Project and about the processes Canada should observe to ensure that recognized or asserted Aboriginal and treaty rights are respected. Accepting that consultation on potential listing of the Project necessarily involved grappling with incomplete project information, Canada also found the process of receiving early awareness of Indigenous community perspectives and concerns to be constructive in assessing whether and how the Project, if listed, could be further developed to align with Aboriginal and treaty rights. To reiterate, the nature of the BCA regime is that it involves a new approach to project regulation responsive to current pressures on Canada’s sovereignty and security, but not one that dispenses with Canada’s constitutional obligations. While the early status of project information before a listing decision may provoke legitimate questions, concerns, and challenges, it can also yield benefits by allowing consultation to begin from early stages of project conception so that key issues can be identified and better addressed in subsequent project development and regulatory review.
The Government acknowledges that the timeframe within which it sought to reach a listing decision, driven by a sense of urgency in the public interest, resulted in Indigenous communities being asked to participate in a consultation period coinciding with summer months when many members were out on the land, and with wildfires that affected several communities severely. Indigenous communities showing a willingness to meet Canada’s request for consultation under these circumstances reflected genuine commitment to contribute to a decision of national importance, in addition to appropriate identification of individual concerns and rights.
The GIC has concluded that the listing of the Project under the BCA will not, in itself, result in any adverse impacts to Aboriginal and treaty rights that cannot be effectively mitigated or accommodated, as appropriate, through the further, post-listing regulatory process in which Indigenous communities will be consulted. The GIC is confident that the post-listing regulatory process and attendant duty of consultation can ensure that the final release of federal permits and authorizations will be compatible with Aboriginal and treaty rights, and that the Project as a whole will have been informed by meaningful consultation at each point of decision-making. Among several elements of the regulatory process to follow the listing decision, the GIC notes the importance of public hearings to be conducted by the Commission of the CER, and the opportunity for Indigenous communities to participate in that transparent forum.
In reaching this determination, the GIC has taken account of the consultation process completed with Indigenous peoples and informed by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and of the meaningful two-way dialogue undertaken about a variety of issues raised in that consultation, as summarized below.
- Consultation Process
On July 3, 2026, on behalf of the Minister responsible under the Act, MPO initiated consultation with potentially impacted Indigenous communities regarding the potential listing of the Project. Consultation was undertaken between July 3 and September 18, 2026. The consultation sought to understand Indigenous perspectives regarding the potential adverse impacts of a listing decision on Aboriginal and treaty rights and on Indigenous interests, and assess whether issues raised by Indigenous communities could be appropriately addressed through the subsequent consultation, regulatory review, and conditions-development processes that would follow a listing decision.
The consultation process with Indigenous communities was informed by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and by free, prior and informed consent. The process was substantively geared toward reaching mutually acceptable arrangements with communities, with the aim of seeking consent or achieving consensus, where possible. Canada will continue to be guided by this objective in subsequent and ongoing consultation with Indigenous communities.
MPO identified and consulted over 130 potentially impacted Indigenous communities. The consultation list was informed by a Preliminary Traditional Territory Analysis prepared by the CER, consultation records from the TMEP, geographic proximity to the proposed corridor and marine terminal, Canadian treaties and modern treaty considerations, and information from federal and provincial sources.
On July 3, 2026, MPO issued notification letters advising potentially impacted Indigenous communities that Canada was considering whether to list the Project under the Act. On July 10, 2026, MPO distributed a consultation package containing information about the Project, guidance on available participant funding, consultation questions related to national interest factors, information about the future consultation and regulatory review processes that would follow a positive listing decision, and instructions for providing written submissions.
To facilitate participation, MPO employed multiple consultation mechanisms, including:
· participant funding;
· bilateral meetings conducted both virtually and in person;
· four regional virtual information sessions;
· ongoing correspondence and two-way follow-up discussions;
· responses to community questions and information requests;
· provision of preliminary corridor mapping and shapefiles upon request;
· opportunities for communities to review draft community consultation summaries before finalization in MPO’s consultation report; and
· opportunities to provide written submissions.
Senior MPO officials participated directly in consultation activities and made themselves available to meet with communities when requested. Those officials remained available throughout the consultation period to provide the best available information, answer questions, and discuss concerns raised by communities. In addition to meetings carried out by MPO officials on the responsible Minister’s behalf and focused on Crown-Indigenous consultation, the Prime Minister and other members of the federal Cabinet met directly with several communities to share and explain the Government’s vision of the potential importance of the Project to Canada.
Participant funding was made available to eligible Indigenous communities to support the review of Project information, participation in consultation activities, community engagement, technical review, and preparation of submissions. Ninety-five Indigenous communities accessed this support as of September 25, 2026.
During consultation, Indigenous communities advised that their participation in the current process was occurring alongside summer harvesting activities, cultural gatherings, community events, other consultation processes, and, for some communities, significant impacts associated with the 2026 wildfire season. In response to concerns regarding timing and community capacity, MPO extended the deadline for written submissions from August 26 to September 18, 2026, and aligned the public comment period published in the Canada Gazette with the extended consultation timeline. MPO also continued to receive, review, and assess written submissions received after September 18, 2026.
- Indigenous Peoples’ Participation
Between July 3 and September 18, 2026, MPO held over 140 meetings with representatives of over 110 Indigenous communities and organizations. Meetings were held with communities identified on the consultation list and with additional Indigenous communities that requested information regarding the Project.
To support informed participation, on August 28, 2026, MPO provided Indigenous communities with its preliminary assessment of the Project in relation to national interest factors specified in the Act. MPO also provided participating Indigenous communities with their respective draft community consultation summaries for review and validation and invited communities to identify any inaccuracies, omissions, or clarifications to ensure that concerns, interests, and perspectives were accurately reflected in the consultation record and understood by Canada.
Written submissions were requested by September 18, 2026. MPO received over 100 submissions from consulted Indigenous communities, including several received after the submission deadline. MPO continued to receive, review, and assess all submissions in order to help inform the GIC’s determination.
The key concerns, interests, and priorities raised by Indigenous communities during consultation, and the Crown's consideration of those perspectives, are summarized below.
- Key Concerns Raised During Consultation
A predominant theme throughout consultation was that many communities did not consider sufficient information to be available at this stage to support listing. Communities frequently identified the absence of detailed information regarding routing, engineering and design, environmental effects, marine shipping, emergency response, cumulative effects, impacts on Aboriginal and treaty rights, mitigation measures, accommodation approaches, and Indigenous participation in project oversight and decision-making.
Communities also consistently highlighted the information, studies, assessment, consultation processes, mitigation measures, and participation opportunities that they would expect to see addressed should the Project proceed to a subsequent regulatory review process. These included information on protection of Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, comprehensive assessment of environmental and cumulative effects, protection of lands, waters, fisheries, and species at risk, meaningful consultation and accommodation, Indigenous participation in monitoring and oversight, emergency preparedness and spill response, and opportunities for economic participation. Whether Indigenous communities opposed listing, did not take a position, or expressed support for continued assessment of the Project, these issues emerged as recurring concerns throughout consultation.
- Availability of Project Information and Consultation Timelines
Many Indigenous communities expressed concern regarding both the lack of project-specific information and the timeframe within which the Government sought to make a listing decision. Communities noted that important information commonly available during major project reviews, including final routing, engineering and design details, environmental studies, marine terminal infrastructure, spill response planning, cumulative effects assessments, and potential mitigation measures, had not yet been developed. Many communities advised that these information gaps limited their ability to fully assess potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights and determine whether they supported listing of the Project.
Many Indigenous communities also identified challenges associated with the consultation timeline. Communities advised that participation occurred alongside summer harvesting activities, cultural obligations, community events, ongoing consultation processes, and, for some communities, significant impacts associated with the 2026 wildfire season including community evacuations.
The GIC recognizes these concerns. As noted above, the BCA establishes a different sequencing of federal decision-making than traditional regulatory frameworks, reflecting the Government's determination that projects of national interest require earlier regulatory certainty in light of rapidly changing global economic and geopolitical circumstances. National interest determination may occur before completion of the detailed engineering, environmental studies, technical assessments, and regulatory reviews that would ordinarily precede federal authorization decisions. Although this approach necessarily results in less project-specific information being available at the listing stage, it also creates an opportunity for Indigenous communities to participate earlier in project development and to help inform the studies, assessments, and regulatory processes that will follow.
The Government's assessment of the public interest stemming from geopolitical and economic pressures also motivated its commitment to reach a listing decision by October 1, 2026. While some Indigenous communities expressed concern regarding the timeline for consultation, the GIC notes that MPO undertook extensive consultation efforts during the timeline set out for the process. It provided participant funding, held bilateral meetings and information sessions, responded to information requests, extended the deadline for written submissions, and continued to receive and consider information after the formal submission deadline.
The GIC is satisfied that, notwithstanding the early stage of Project development and the compressed timelines for consultation in advance of the listing decision, the consultation process provided a meaningful opportunity for Indigenous communities to identify potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, communicate community-specific concerns, priorities, and recommendations, and inform the GIC's understanding of Indigenous perspectives regarding the potential implications of a listing decision. Through the consultation process, the GIC has obtained a substantial understanding of the issues and concerns Indigenous communities consider most significant should the Project proceed.
The GIC is also satisfied that the concerns identified by Indigenous communities regarding project-specific information can be appropriately addressed through the post-listing regulatory review and consultation process. That process is specifically intended to provide the opportunity for detailed project information to be developed and assessed in consultation with Indigenous communities, including route alignment, engineering design, environmental and technical studies, Indigenous Knowledge, traditional land use information, emergency management and spill response planning, and cumulative effects assessment. A regulatory application will be required from the Proponent to support the post-listing regulatory review process, which will enable the identification of potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights as a result of the Project, with a view to developing effective mitigation or accommodation, as appropriate, through continuing consultation.
While the Act enables the release of federal permits and authorizations through an omnibus Conditions Document issued by the responsible Minister, the content of that document is nonetheless informed by the work of federal agencies and departments that would be engaged in assessing a project proposal and providing advice within their respective mandates, in consultation with Indigenous communities. For example, the Conditions Document would replace the CER certificate, Fisheries Act Authorizations, and Species at Risk Act permits, among other federal permits, that would otherwise be issued by separate Ministers. However, the Conditions Document would continue to include conditions to protect the same scope of matters that would normally be covered under these permits – including with respect to potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights, safety and security, and impacts on the marine and terrestrial environment. As with the federal permits and authorizations it replaces, consultation with Indigenous communities will be key in informing the Conditions Document.
In the Project’s case, the review process will also include an assessment by the Commission of the CER, which has deep capacity and expertise to provide the Minister with recommendations on conditions to meaningfully address the issues noted above. The Commission process will include public hearings in which Indigenous communities would be invited to participate.
At the end of the hearing, the Commission will provide an assessment report focused on mitigations and potential conditions within the scope of its mandate. MPO will coordinate work with relevant federal departments on potential conditions to cover additional permits for inclusion in the Conditions Document, in fulfillment of obligations under the BCA, and including additional consultation with Indigenous communities as necessary. The Minister responsible under the Act will consult other federal Ministers and with the Commission of the CER prior to issuing the document to the Proponent.
In sum, Indigenous communities will continue to be consulted throughout the process following Project listing and leading to the eventual release of a Conditions Document. This ongoing constitutional duty is reinforced by subsection 7(2)(c) of the Act and informed by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.
With this in mind, the GIC is confident that challenges regarding the availability of project information at the listing stage will be addressed as project conception continues to be developed, informed by Indigenous perspectives shared during the consultation process, and by further ongoing consultation with Indigenous communities. Further, the GIC is also confident that potential impacts on asserted and established Aboriginal and treaty rights of the nature identified through consultation to date can and will be effectively accommodated, mitigated or otherwise addressed, where appropriate, in keeping with Canada’s constitutional obligations.
- Protection of Aboriginal and Treaty Rights and Indigenous Interests
Many Indigenous communities emphasized the importance of ensuring that protection of Aboriginal and treaty rights and of Indigenous interests remain central to all future decisions concerning the Project. Communities raised concerns regarding the potential effects of the Project on traditional land and marine use, harvesting activities, fisheries, cultural practices, culturally significant areas, stewardship responsibilities, and the continued exercise of Aboriginal and treaty rights. Many communities also emphasized the importance of consultation continuing throughout future phases of Project development and the need for Indigenous Knowledge and Indigenous perspectives to meaningfully inform future decision-making.
The GIC recognizes that these concerns go to the core purpose of consultation undertaken for a listing decision under the BCA. The GIC considered whether concerns regarding potential adverse impacts of the Project on Aboriginal and treaty rights could be meaningfully assessed and accommodated, where appropriate, through the subsequent regulatory review process.
In light of the measures comprising the post-listing regulatory process, as outlined above, the GIC has concluded that a decision to list the Project under the Act should not be precluded by concerns raised during consultation regarding potential impacts on Aboriginal and treaty rights. The post-listing process will include continued Crown consultation, opportunities for Indigenous communities to provide Indigenous Knowledge and technical information, detailed assessment of project-specific impacts, and the development of legally enforceable project conditions. Through participating in hearings conducted by the Commission of the CER, for example, Indigenous communities will have an opportunity to provide feedback on potential project conditions, present Oral Indigenous Knowledge related to potential project impacts, and submit information requests to the Proponent. The GIC is satisfied that these processes provide an appropriate framework through which potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights, including specific concerns already raised in consultation, can be further addressed before any final federal authorizations are issued.
- Indigenous Participation and Economic Opportunities
The GIC notes that Canada, Alberta, and the Project’s Ownership Group have affirmed a commitment to offer Indigenous communities the opportunity to acquire a minimum ten percent ownership interest in the Project. The GIC recognizes that discussions regarding equity participation, economic opportunities, benefits agreements, and other forms of Indigenous participation will continue as project-specific information becomes available through the regulatory review process.
Communities expressed significant interest in economic participation opportunities, including equity ownership, employment, training, procurement, revenue sharing, and benefits agreements. Many Indigenous communities emphasized that meaningful Indigenous participation should extend beyond economic benefits and include ongoing involvement in project planning, assessment, regulatory review, monitoring, stewardship, oversight, and governance processes. Indigenous communities consistently advised that economic opportunities should complement, and not replace, the protection of Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, environmental stewardship responsibilities, consultation, and accommodation and measures necessary to address potential project impacts.
The GIC recognizes that meaningful Indigenous participation and economic involvement were recurring priorities identified by Indigenous communities during consultation. The GIC also recognizes that many communities discussed economic participation, equity ownership, benefits agreements, potential mitigation and accommodation measures, and the protection of rights and interests together as considerations that should continue to inform future phases of Project development, consultation and regulatory review.
The GIC is satisfied that the regulatory process and ongoing consultation following listing of the Project will provide an appropriate framework through which Indigenous participation, economic opportunities, potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, and any associated mitigation and accommodation measures, will be assessed and developed in an integrated and holistic fashion.
- Environmental Impacts, Stewardship and Cumulative Impacts
Many Indigenous communities expressed concern regarding the potential effects of the Project on lands, waters, wildlife, culturally important resources, ecosystem health, and cumulative impacts arising from existing and proposed development within their territories. Communities emphasized the importance of environmental protection, stewardship responsibilities, incorporation of Indigenous Knowledge into future assessment and decision-making processes, and understanding the Project's contribution to cumulative effects and the exercise of Aboriginal and treaty rights.
The GIC recognizes the importance of these concerns. The GIC also recognizes that the detailed studies, environmental assessments, and project-specific information required to fully understand environmental impacts will emerge through the regulatory process that follows the listing decision.
Accordingly, the GIC is satisfied that these concerns do not preclude listing of the Project. The regulatory review process is specifically intended to develop and assess detailed environmental information, informed by Indigenous Knowledge and technical studies, in order to identify appropriate accommodation and mitigation measures and establish legally enforceable conditions intended to protect the environment and address potential adverse effects of the Project.
- Impacts on Fish, Fish Habitat, Marine Species, and Species at Risk
Many Indigenous communities expressed concern regarding potential impacts on fish, fish habitat, marine species, and species at risk. Particular concern was expressed regarding salmon populations, fish and marine resources relied upon for harvesting, marine mammals including the SRKW, other species of cultural importance, and the broader health of aquatic and marine ecosystems.
The GIC recognizes the importance of these concerns. The GIC also recognizes that many Indigenous communities identified the protection of fish, fish habitat, marine species, and species at risk as important considerations in assessing the Project's potential impacts on Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests, harvesting activities, and stewardship responsibilities.
The regulatory review process will support omnibus issuance of federal permits or authorizations required under the authorities listed in Schedule 2 of the Act. Accordingly, if project-related works or undertakings may result in adverse impacts to fish or terrestrial or aquatic species at risk or their critical habitat, the Proponent will be providing the equivalent information that would be required to apply for and obtain a Fisheries Act authorization or Species at Risk Act (SARA) permit. This will support federal experts’ assessment of the potential impacts of the Project on fish, fish habitat, and SARA-listed terrestrial and marine species. Indigenous communities will be consulted during this process in order to ensure that assessments take account of potential adverse impacts on Aboriginal and treaty rights and Indigenous interests.
The GIC is satisfied that the regulatory review process provides the appropriate framework through which potential impacts on fish, fish habitat, marine species, and species at risk can be further examined, assessed and considered in the development of project-specific conditions, prior to the issuance of a Conditions Document, and as informed by ongoing consultation with Indigenous communities.
- Emergency Management, Marine Shipping, Marine Spill Response
A recurring theme throughout consultation was the adequacy of spill prevention, emergency preparedness, and emergency response measures, as well as the ability of existing response systems to protect Indigenous lands, waters, harvesting activities, and culturally significant resources in the event of an accident or malfunction. Indigenous communities raised concerns in relation to both terrestrial pipeline incidents and marine spill scenarios.
The GIC recognizes that these concerns relate not only to the potential consequences of accidents or malfunctions, but also to confidence in the systems that would be relied upon to prevent, prepare for, and respond to such events. In considering the concerns raised by Indigenous communities, the GIC considered whether these matters could be appropriately examined through the post-listing regulatory process.
As an interprovincial oil pipeline, the Project would be regulated by the CER over its lifecycle. In the event of an accident or malfunction, the CER holds its regulated companies accountable for an appropriate response under their Emergency Management Program, as required by the CER Onshore Pipeline Regulations.
The marine shipping component of the Project would operate within a well-established marine safety regime. In Canada, tanker movements are subject to a range of requirements intended to prevent accidents and oil spills, including vessel safety standards, navigational and pilotage requirements, and traffic management protocols. Transport Canada's National Oil Spill Preparedness and Response Regime is in place to build preparedness capacity for potential accidents.
During the MPO-coordinated regulatory review process, Transport Canada, Canadian Coast Guard, and other participating maritime organizations will undertake a Navigation Safety Assessment Process (NSAP) based on marine-shipping information and studies that will be provided by the Proponent. NSAP studies will support the assessment and establishment of mitigation measures for potential accidents and malfunctions related to marine shipping. Any recommendations from the NSAP will be provided to the Commission of the CER as part of its public hearing to inform potential project conditions. Ongoing Indigenous community consultation and participation in the Commission hearings will help to ensure that Indigenous perspectives and concerns inform the identification of those conditions.
In light of the foregoing, the GIC is satisfied that the post-listing regulatory process provides an appropriate framework through which these concerns can be meaningfully examined and considered prior to the issuance of a Conditions Document.
Next Steps
Going forward, MPO will coordinate a regulatory review process to develop specific technical conditions to accommodate, mitigate, avoid, and, where appropriate, offset potential project effects. This includes measures to protect the environment and the rights of Indigenous peoples.
Upon receipt of comprehensive project information through a regulatory application, a review process will be launched, which will include public hearings led by the Commission of the CER. These hearings will be a venue through which the technical, environmental, social, cultural, health, safety, and security elements of the project, as well as potential adverse effects on the rights of Indigenous peoples, will be further reviewed and assessed. This will also be a transparent forum for Indigenous communities and others, including landowners, stakeholders, and the public to provide feedback on the conditions that may be applied to the Project. Following the completion of CER Commission hearings, MPO will coordinate work with relevant federal departments in determining final conditions to include in a Conditions Document. Consultation with Indigenous communities will occur throughout this process.
Following the completion of regulatory review, MPO on behalf of the Minister will assess the advice and then develop final conditions to be issued to the Proponent and made public through a Conditions Document. The Conditions Document will replace the permits and authorizations that would otherwise be required under federal authorities listed in Schedule 2 of the Act.
This Conditions Document will be the legal equivalent to applicable federal permits, decisions, or authorizations, and will be enforceable as such. If the Proponent fails to meet these conditions, the Project cannot proceed.
Conclusion
In reaching a decision that the Project is in the national interest, the GIC considered the factors in subsection 5(6) of the Act, information gathered through consultation with Indigenous peoples, input from Canadians provided in response to the Canada Gazette Notice, and engagement with implicated provinces and federal departments, among other factors and sources of information. The GIC is satisfied that the duty to consult with Indigenous peoples in relation to the listing decision has been fulfilled. The GIC is further assured that consultations will continue to be conducted with Indigenous peoples through the regulatory review of the Project following its listing under the Act, in order to inform the issuance of a Conditions Document.
The GIC has determined that the Project would strengthen Canada’s autonomy, resilience, and security while creating material economic benefits that will improve the nation’s prosperity, which will be critical within a context of increasing trade uncertainty and economic rupture. The Project also demonstrates a credible pathway for successful execution with an experienced Ownership Group and strategic development approach, and it is expected to provide benefits to Indigenous peoples and advance their interests through equity and benefit sharing, employment, and procurement opportunities. Although the Project does not directly contribute to Canada’s GHG emission reduction targets and is anticipated to have some adverse impacts on marine and territorial environments, the GIC has concluded that these impacts can be mitigated through the regulatory process and do not displace the national interest character of the Project. The Project can also be a key enabler for other important environmental measures.
Having regard to the considerations above, the GIC is of the view that the West Coast Oil Pipeline is in the national interest, and has, by Order amended Schedule I to add the name of the Project and a detailed description of it.
Contact
Major Projects Office
WCOPComment-CommentaireOCO@mpo-bgp.gc.ca
Décret – Modification de l’annexe 1 pour inscrire le projet d’oléoduc pipelinier de la côte Ouest : note explicative
(La présente note ne fait pas partie du décret.)
Proposition
Le 2 juillet 2026, le gouvernement de l’Alberta a soumis une proposition au Bureau des grands projets (BGP), dans laquelle il demandait au Canada d’étudier la possibilité d’inscrire le projet d’oléoduc pétrolier de la côte Ouest (le projet), sur la liste des projets d’intérêt national au sens de la Loi visant à bâtir le Canada (la Loi ou la LBC). Cette proposition donnait suite au protocole d’entente du 27 novembre 2025 et à l’accord de mise en œuvre du 15 mai 2026 conclus entre le Canada et l’Alberta, dans lesquels ces derniers affirmaient l’importance d’accroître l’exportation de pétrole canadien vers les marchés étrangers comme l’un des éléments s’inscrivant dans une stratégie nationale pour agir dans une période déterminante à l’échelle mondiale.
Le projet consiste à construire un oléoduc interprovincial capable de transporter approximativement, un million de barils par jour (Mb/j) de pétrole brut canadien de Bruderheim, en Alberta, jusqu’à un port en eaux profondes près de Delta, en Colombie-Britannique, où le pétrole serait transféré sur des navires et expédié vers les marchés mondiaux.
Décret
Le gouverneur en conseil, conformément au paragraphe 5(1) de la Loi et sur la recommandation du ministre chargé de l’application de la Loi, le président du Conseil privé du Roi pour le Canada, l’honorable Dominic LeBlanc (le ministre), modifie l’annexe 1 de la Loi afin d’ajouter le projet en tant que projet d’intérêt national, comme il est expliqué dans le décret auquel la présente note explicative est annexée.
Objectif
Le décret en question vise à permettre l’avancement rapide du projet en l’intégrant au cadre réglementaire de la Loi, à la lumière de la conclusion du gouverneur en conseil selon laquelle le projet est dans l’intérêt national du Canada et que, par conséquent, la Loi prévoit un cadre approprié pour structurer les autorisations réglementaires fédérales applicables, garantir que les mesures appropriées de protection de l’environnement sont prises et veiller à ce que le projet respecte les obligations constitutionnelles du Canada envers les peuples autochtones.
Contexte
La Loi visant à bâtir le Canada
La Loi a été adoptée par le Parlement le 26 juin 2025 pour prévoir un processus simplifié, direct, rapide, et exhaustif visant à obtenir l’autorisation réglementaire fédérale pour les projets jugés d’intérêt vital pour le Canada.
Cette loi procure au Canada un moyen de faire face à une réalité : les projets de ressources naturelles et d’infrastructure, qui contribuent à l’édification du pays, se butent depuis longtemps à des processus de réglementation fédéraux compliqués, lourds, et fastidieux. Cette situation a nourri l’incertitude et découragé des promoteurs de mener des projets qui pourraient présenter des avantages sociaux et économiques cruciaux pour le Canada. Le régime de réglementation fédéral applicable aux grands projets comporte de nombreuses autorisations et décisions liées aux permis dont la responsabilité est répartie entre de multiples organismes et ministères fédéraux, chacun exigeant des demandes séparées de la part des promoteurs des projets, et implique des processus multiples et souvent incohérents de consultations des communautés autochtones. La durée et la complexité de ce régime peuvent retarder de plusieurs années l’autorisation fédérale de propositions de projets significatifs et limiter de manière systémique la volonté des promoteurs de présenter des projets qui contribuent à la croissance, à la sécurité et à la prospérité du Canada. Les promoteurs doivent réaliser d’importants investissements dans le développement de projets et préparer les renseignements nécessaires aux demandes de projet, sans avoir aucune certitude quant à l’approbation éventuelle de leur projet avant la fin de ces processus longs et complexes.
Ce problème était déjà grave, mais il est devenu urgent suite à la rupture des formes stables d’intégration économique et d’échanges commerciaux provoquée par le changement soudain de l’orientation politique des États-Unis, le plus important partenaire commercial du Canada et principal marché de la majorité des exportations canadiennes. Le Canada est confronté à de nouvelles circonstances géopolitiques dans lesquelles une dépendance excessive envers des échanges commerciaux et une intégration économique avec une seule superpuissance risque de nuire à sa souveraineté nationale. Les secteurs et les régions dépendants des échanges ont déjà été touchés par les importantes conséquences néfastes de ces changements, et l’incertitude qui en découle a pesé sur l’économie du Canada, touché les travailleurs canadiens et menacé les moyens de subsistance de nombreuses personnes.
Dans le but de préserver sa souveraineté et la qualité de vie de sa population, le Canada doit prendre des mesures ambitieuses pour faire croître ses ressources économiques internes et renforcer l’accès à un ensemble plus diversifié de partenaires en matière de commerce et d’investissement. Il est fondamental de donner l’assurance que le Canada est en mesure de réaliser de grands projets d’infrastructure et d’exploitation de ses ressources naturelles.
Cadre et objectifs
La Loi prévoit un moyen de développer la capacité du Canada à réaliser de grands projets d’infrastructure et d’exploitation de ses ressources naturelles. Elle permet au gouverneur en conseil de déterminer si certains projets sont d’une telle importance pour le Canada qu’ils justifient une certitude accrue quant à l’approbation des autorisations et des permis fédéraux applicables dès le début des processus, faisant passer l’approche réglementaire du Canada de la question de savoir « si » un projet doit aller de l’avant à celle de savoir « comment » il doit être réalisé.
Cette réorientation du processus décisionnel fédéral s’inscrit dans le cadre du respect par le Canada des droits ancestraux et issus de traités, tels qu’ils sont reconnus et confirmés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, de son obligation de consulter les peuples autochtones, de son engagement envers la réconciliation, et de son respect des droits énoncés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les consultations entre la Couronne et les peuples autochtones sont explicitement requises pour prendre des décisions clés éclairées en vertu de la Loi, notamment celles visant l’inscription d’un projet sur la liste des projets d’intérêt national. Ces décisions ne peuvent être prises qu’après que le Canada s’est acquitté de son obligation de consulter et, s’il y a lieu, a accommodé les peuples autochtones lorsque la réalisation des projets visés par ces décisions pourrait avoir des effets préjudiciables sur les droits ancestraux ou issus de traités.
La réorientation du processus décisionnel fédéral se fait en deux étapes.
D’abord, la décision du gouverneur en conseil d’inscrire un projet sur la liste des projets d’intérêt national en vertu de l’annexe 1 de la Loi (décision d’inscription à la liste) fait en sorte que les exigences préalables nécessaires à la délivrance des autorisations et des permis fédéraux mentionnés à l’annexe 2 de la Loi sont immédiatement réputées être respectées. Les promoteurs de projet, les investisseurs, les communautés autochtones et les Canadiens obtiennent ainsi la confiance immédiate nécessaire pour organiser les initiatives et mobiliser les ressources à l’appui du projet. La consultation des communautés autochtones avant de prendre une décision relative à l’inscription facilite leur participation au début de l’élaboration d’un projet. Elle permet de recueillir le point de vue des peuples autochtones à savoir si un projet est dans l’intérêt national du Canada et permet également aux communautés autochtones de cerner rapidement les principales difficultés et possibilités afin de bien guider la réalisation et l’examen réglementaire ultérieurs du projet.
Ensuite, la Loi permet de regrouper des processus de réglementation fédéraux épars pour qu’il soit possible au ministre responsable en vertu de la Loi de donner une seule autorisation générale. Cette autorisation générale (le document énonçant les conditions) définit les conditions réglementaires selon lesquelles les phases de construction et d’exploitation d’un projet peuvent avoir lieu. Ces conditions sont déterminées en fonction d’une évaluation approfondie et des consultations menées auprès des communautés autochtones au sujet des répercussions du projet, après la réception d’une demande réglementaire de la part du promoteur. Le regroupement des autorisations au sein d’un seul cadre simplifie le processus pour les promoteurs et offre une coordination améliorée du processus de consultation des communautés autochtones, en s’appuyant sur les consultations menées avant la décision relative à l’inscription.
De plus, la Loi reconnaît l’existence d’un engagement à travailler en partenariat avec les peuples autochtones et prévoit des occasions pour ces derniers de participer à l’avancement de grands projets à titre de promoteurs, d’intervenants et d’investisseurs. La Loi précise que la mesure dans laquelle le projet peut promouvoir les intérêts des peuples autochtones constitue l’un des principaux facteurs sur lesquels le gouverneur en conseil doit se fonder pour décider si un projet est dans l’intérêt national ou non.
Enfin, la Loi reflète l’engagement du Canada à protéger l’environnement, y compris par l’atténuation des effets potentiels découlant de la réalisation des projets sur les espèces, les habitats ainsi que les écosystèmes marins et terrestres critiques, et son engagement à contribuer à l’atteinte des objectifs liés aux changements climatiques.
Le BGP, en tant qu’organisme de service spécial soutenu par le Bureau du Conseil privé du Canada, appuie le ministre dans l’application de la loi.
Projet d’oléoduc pétrolier de la côte Ouest
Le projet consiste à construire un oléoduc interprovincial capable de transporter approximativement un million de barils par jour (Mb/j) de pétrole brut canadien de Bruderheim, en Alberta, jusqu’à un port en eaux profondes près de Delta, en Colombie-Britannique.Le projet comprend les principaux éléments suivants :
- un terminal de réception à Bruderheim, en Alberta, où le produit sera reçu, mesuré, stocké, puis transféré dans l’oléoduc;
- un oléoduc d’une longueur pouvant atteindre environ 1 250 km;
- l’interconnexion au réseau, la transmission et, potentiellement, la production d’électricité;
- environ 11 stations de pompage le long du parcours pour maintenir la circulation du produit, de même que le débit et la pression nécessaire sur de longues distances;
- un terminal de livraison et une installation de chargement maritime en mer capable d’accueillir de très gros transporteurs de brut où le produit sera livré, stocké, puis transféré dans de très gros transporteurs de brut.
Le tracé pour le projet débuterait à un terminal de réception situé dans la région de Bruderheim, en Alberta, où il pourra recueillir le pétrole brut provenant de divers oléoducs de l’Alberta, servant ainsi de plaque tournante centrale où le produit sera mesuré, stocké, puis transféré dans l’oléoduc. L’oléoduc et les stations de pompage connexes transporteront le pétrole brut vers un terminal maritime (terminal de livraison) près de Delta, en Colombie-Britannique, où il sera transféré à bord de navires en vue de son transport vers les marchés mondiaux. Le tracé de l’oléoduc suit en grande partie des terres déjà perturbées et l’infrastructure existante, y compris le réseau d’oléoducs existant de Trans Mountain (c.-à-d., la ligne 2, le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain [PARTM]).
Deux postes à quai maritimes seront conçus pour recevoir les très gros transporteurs de brut; ces navires ont généralement une capacité de deux (2) millions de barils. Après le chargement, les navires suivraient les couloirs de navigation existants (c.-à-d., les dispositifs de séparation du trafic adoptés par l’Organisation maritime internationale) dans la région de Delta, en C.-B., et la limite maritime de 12 milles marins des eaux territoriales du Canada à l’extrémité ouest du détroit Juan de Fuca.
Groupe de propriétaires
Trans Mountain Corporation (TMC), la Commission de commercialisation du pétrole de l'Alberta (APMC) et la Pembina Pipeline Corporation (Pembina) (ensemble, le groupe de propriétaires) formera et dirigera une nouvelle société en copropriété :
- L’intérêt économique de Pembina durant de la phase de réalisation des travaux s’élève à 10 p. 100, et la société aura l’occasion d’acquérir une participation supplémentaire pouvant aller jusqu’à 10 p. 100 de plus une fois que le projet entrera en phase d’exploitation commerciale.
- TMC et APMC détiendront à égalité de parts le reste du projet.
De plus, la possibilité d’acheter des titres de participation au projet d’au moins 10 p. 100 sera offerte aux peuples autochtones.
TMC sera responsable de la construction du projet proposé, du dépôt des demandes réglementaires en vue de l’obtention des autorisations d’exploitation, ainsi que de l’exploitation ultérieure de l’actif. TMC sera mobilisée par la nouvelle société établie pour la conception, l’élaboration, la construction et l’exploitation du projet et pour l’obtention des autorisations connexes. À ce titre, il est prévu que TMC représentera le groupe de propriétaires à titre de « promoteur », et est désignée ainsi pour les besoins de la présente note.
Exigences réglementaires
Étant donné que le projet exigerait des dizaines d’autorisations et de permis fédéraux, ce qui nuirait à son exécution rapide et à sa viabilité économique, il serait avantageux pour le projet de bénéficier du cadre de réglementation simplifié, de l’examen coordonné et du processus d’autorisation unifié prévus par la Loi.
Bien que la liste des autorisations requises sera achevée lorsque la conception du projet sera à un stade plus avancé, il est attendu que le projet exige des permis et des autorisations en vertu des lois suivantes : la Loi sur la Régie de l’énergie du Canada; la Loi sur les pêches; la Loi sur les espèces en péril; la Loi maritime du Canada; et la Loi canadienne de protection de l’environnement de 1999. Conformément au cadre de la LBC, toutes ces autorisations peuvent être délivrées au moyen d’un document énonçant les conditions.
Fondement de la décision du gouverneur en conseil
Le paragraphe 5(6) de la Loi prévoit que le gouverneur en conseil, lorsqu’il décide d’inscrire ou non un projet à la liste, peut tenir compte de tout facteur qu’il estime pertinent, notamment la mesure dans laquelle le projet peut :
- renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada;
- procurer des avantages économiques ou autres au Canada;
- avoir une forte probabilité de mise en œuvre réussie;
- promouvoir les intérêts des peuples autochtones;
- contribuer à la croissance propre et à l’atteinte des objectifs du Canada en ce qui a trait aux changements climatiques.
Crucialement, la décision du gouverneur en conseil est informée par la consultation entre la Couronne et les peuples autochtones qui est complétée par le ministre responsable conformément au paragraphe 5(7) de la Loi et à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Elle est également fondée sur la consultation avec les gouvernements provinciaux ou territoriaux concernés, la consultation du ministre avec les autres ministres qu’il juge indiquée, et sur les opinions des Canadiens, notamment ceux qui répondent à la publication d’un avis d’une possible décision d’inscription dans la Gazette du Canada.
Les éléments suivants reflètent l’évaluation du gouverneur en conseil pour déterminer le mérite de l’inscription du projet. Comme il est décrit dans les sections ci-dessous, le gouverneur en conseil est d’avis :
- que l’évaluation des facteurs pertinents aux fins de déterminer les avantages potentiels du projet ainsi que ses limites, ses répercussions possibles et ses coûts, appuie clairement la décision de reconnaître que le projet est dans l’intérêt national du Canada et qu’il doit être réalisé en priorité;
- qu’il est pressant de réaliser le projet afin d’en tirer les avantages nationaux et cela justifie de le placer immédiatement dans le cadre de la Loi. L’inscription rapide est justifiée non seulement pour donner la confiance nécessaire afin de permettre au projet d'aller de l’avant, mais aussi pour veiller à ce que le Canada agisse rapidement pour contrebalancer la sous-évaluation de l’une de ses plus importantes exportations, et pour générer une croissance et des revenus essentiels au cours d’une période d’instabilité économique et de réorganisation à l’échelle mondiale;
- que l’inscription du projet est guidée par une consultation significative des peuples autochtones; est conforme avec l’honneur de la Couronne; est éclairée par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; et permet de respecter les droits ancestraux et issus de traités;
- L'expérience de TMC et de Pembina permet d'affirmer que le groupe de propriétaires dispose des capacités nécessaires pour développer et exploiter l'oléoduc;
- que toutes les conditions préalables pertinentes pour l’inscription du projet ont été respectées.
Analyse des facteurs concernant l’intérêt national
- Renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada
Le gouverneur en conseil a conclu que le projet présente une occasion exceptionnelle de renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada.
Bien que les réserves de pétrole du Canada occupent le quatrième rang mondial en importance (environ 163 millions de barils), les exportations de pétrole du Canada sont fortement concentrées dans un seul marché[16]. Plus des quatre cinquièmes de la capacité d’exportation des oléoducs du Canada sont destinées aux marchés d’exportation américains. En 2025, 90,1 % des exportations de pétrole brut du Canada ont continué d’être expédiées aux États-Unis, malgré la réalisation du PARTM en 2024 et l’augmentation résultante de la capacité du Canada à atteindre d’autres marchés étrangers[17].
Cette situation crée des vulnérabilités structurelles pour le secteur pétrolier canadien, car elle contribue à élargir les différences entre le prix du pétrole brut du Canada et celui des États-Unis, en plus de provoquer une instabilité des prix dans le système commercial mondial. Les écarts de prix nuisent aux producteurs, réduisant la valeur réalisée de leur production, ainsi qu’aux gouvernements, contribuant à une diminution des revenus fiscaux et des redevances. Pris ensemble, ces éléments affaiblissent la croissance et la prospérité. En 2024, la différence entre le prix du West Texas Intermediate (WTI – pétrole brut de référence des États-Unis) et celui du Western Canadian Select (WCS – pétrole brut lourd de référence du Canada) se chiffrait à 14,73 $US/baril[18]. Cette différence a atteint entre 40 et 50 $US/baril à son sommet en 2018, ce qui a contribué à une réduction obligatoire de production, limitant la production et les exportations de pétrole du Canada[19]. Selon les estimations de Studio.Energy, il y a un manque à gagner de 49 milliards de dollars américains en raison d’écarts importants entre 2010 et 2025[20]. Bien qu’il existe divers facteurs qui contribuent aux différences de prix du pétrole WCS du Canada, la valeur perdue en raison des différences de prix a fortement nui à la capacité du Canada d’optimiser la valeur de ses ressources naturelles et de les exploiter pleinement.
La hausse des tensions géopolitiques et des perturbations commerciales a pour effet d’accentuer l’incertitude économique, ce qui justifie la nécessité pour le Canada de se tourner rapidement vers de nouveaux marchés et de diversifier ses échanges. La dépendance du Canada envers l’infrastructure d’exportation dirigée par les États-Unis est une vulnérabilité structurelle, en raison de la capacité limitée à rediriger les barils lorsque les conditions du commerce, des politiques et du marché changent. Ces risques se sont intensifiés dans le contexte géopolitique actuel, alors que les États-Unis diversifient leurs importations de pétrole brut en augmentant les importations en provenance du Venezuela.
Plus particulièrement, en 2025, la croissance économique du Canada a été freinée par la faiblesse des exportations, minées par les mesures commerciales adoptées aux États-Unis et l’incertitude concomitante[21]. Cette incertitude commerciale persiste et pourrait se prolonger pendant un certain temps. Par exemple, le 20 juillet 2026, les États-Unis ont annoncé des droits de douane sur 27,6 milliards de dollars canadiens supplémentaires de biens. Le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada (juillet 2026) soulignait que, bien que l’économie canadienne montre des signes d’amélioration, le niveau d’’incertitude demeure élevé[22].
Ces incertitudes ont des répercussions négatives sur les emplois et la croissance du Canada. En termes concrets, le ministère des Finances du Canada a indiqué dans la Mise à jour économique du printemps de 2026 que les prévisionnistes du secteur privé s’attendent à ce que le PIB réel du Canada reste inférieur d’environ 1,6 p. 100, jusqu’en 2029, à la progression qu’il avait avant l’imposition des droits de douane[23]. Ces signes indiquent non seulement la nécessité pour le Canada de réorienter ses stratégies d’exportation et de commerce, mais aussi l’urgence de développer une infrastructure de soutien afin qu’il soit bien positionné pour tirer profit des nouvelles occasions découlant des changements commerciaux.
La diversification des marchés est un avantage stratégique clé associé au projet. Au total, le projet augmenterait la capacité d’exportation d’environ un million de barils par jour (Mb/j), ce qui contribuerait à accroître l’accès souverain à grande échelle aux marchés énergétiques mondiaux. Le projet réduirait grandement la dépendance du Canada envers les exportations vers les États-Unis en permettant l’augmentation des exportations vers la région de l’Asie-Pacifique, ce qui comprend les marchés clés de la Corée du Sud, de la Chine et du Japon. L’augmentation de la capacité d’exportation attribuable au projet, combinée à l’optimisation du réseau de Trans Mountain, pourrait réduire globalement la dépendance structurelle du Canada envers les États-Unis liée au réseau d’oléoducs terrestres fixes pour la faire passer d’environ 82 ou 83 % (2025) de la capacité nominale, à une fourchette de 65 à 70 %. La diversification serait également avantageuse pour le Canada, car elle favoriserait une plus grande résilience économique et offrirait d’autres options en cas de perturbations commerciales, lui permettant ainsi de se tourner plus efficacement vers des marchés différents lorsque les structures commerciales mondiales changent.
L’expansion de la capacité d’exportation du pétrole brut canadien vers la région de l’Asie-Pacifique cadre également avec les objectifs plus larges du gouvernement du Canada en matière de diversification des exportations, notamment son objectif de doubler le commerce avec les marchés autres que les États-Unis d’ici 2035. Le gouvernement s’est fixé comme cible de générer des échanges commerciaux de 300 milliards de dollars canadiens additionnels et de réduire sa dépendance économique à l’égard des États-Unis comme partenaire commercial. Selon une analyse de la Banque Royale du Canada (RBC), le projet pourrait générer environ 20 milliards de dollars canadiens d’exportations additionnelles par année (sur la base d’un débit de 1 Mb/j, d’un taux d’utilisation de 90 % et d’un prix de 60 $US le baril pour le WCS)[24]. Selon les conditions du marché et les hypothèses de prix, la valeur des exportations pourrait être plus élevée.
L’accroissement de la capacité des pipelines à destination de la région de l’Asie-Pacifique permet également à la hausse des prix que tous les producteurs canadiens peuvent obtenir, en réduisant l’écart de prix entre le pétrole brut WCS et WTI. Chaque baisse de 1 $US par baril de cet écart se traduit par une hausse des revenus d’environ 2 milliards de dollars canadiens par année, sur la base d’une production existante d’environ 3,7 Mb/j. Selon les moyennes historiques, l’écart de prix pourrait se resserrer pour se situer entre 3 $US et 5 $US le baril. Dans ce contexte, un pipeline d’une capacité d’un Mb/j générerait des revenus additionnels de 6 à 10 milliards de dollars canadiens par année pour l’ensemble des exportateurs de pétrole brut existants, somme qui profite aux producteurs, aux fournisseurs, aux travailleurs et aux gouvernements. Ainsi, à titre d’infrastructure unique, le projet pourrait permettre de dégager de 26 à 30 milliards de dollars canadiens de valeur économique additionnelle par année et apporter une contribution concrète et déterminante à l’objectif du gouvernement de diversifier ses échanges commerciaux.
La capacité du projet à renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada a constitué l’un des principaux thèmes sur lesquels la population canadienne a été invitée à se prononcer en réponse à la publication de l’avis dans la Gazette du Canada. Les Canadiens favorables au projet ont fréquemment souligné la mesure dans laquelle celui‑ci pourrait favoriser la diversification des exportations, accroître les recettes publiques et renforcer la sécurité énergétique. D’autres Canadiens ont toutefois exprimé des préoccupations quant à la possibilité d’accroître la résilience et la sécurité en opérant plutôt une transition des combustibles fossiles vers des sources d’énergie plus propres.
Les communautés autochtones consultées par le BGP ont exprimé un éventail de points de vue quant à la capacité du projet à renforcer l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada. Bien que certaines communautés aient reconnu les avantages économiques et stratégiques potentiels associés à l’élargissement de l’accès aux marchés et au développement des infrastructures énergétiques, d’autres se sont demandé si les renseignements actuellement disponibles étaient suffisants pour étayer une telle conclusion. Bon nombre ont souligné que l’atteinte de ces objectifs devait s’accompagner d’une mobilisation significative des peuples autochtones, de la protection des droits ancestraux et issus de traités ainsi que des intérêts des Autochtones, d’une saine intendance de l’environnement et de l’établissement de partenariats respectueux et durables entre les communautés autochtones, les gouvernements et le promoteur du projet.
Compte tenu de l’ensemble de ce qui précède, le gouverneur en conseil a conclu que les récents développements géopolitiques et les changements observés dans les échanges commerciaux ont mis en évidence les coûts concrets et quantifiables qu’entraîne pour le Canada sa forte dépendance à l’égard d’un seul marché d’exportation. La diversification des marchés rendue possible par le projet représente un avantage stratégique essentiel pour le Canada. Il importe de souligner que le projet progresserait parallèlement à d’importants investissements nationaux dans d’autres sources d’énergie visant à renforcer la résilience du Canada, notamment dans le cadre de la Stratégie nationale sur l’électricité, qui cherche à doubler la capacité du réseau électrique canadien d’ici 2050 et à fournir une électricité propre, fiable et abordable partout au pays pour les décennies à venir. Le Canada fait également progresser un ensemble de projets d’intérêt national dans des secteurs tels que l’énergie propre et le nucléaire. Cette approche globale permettra au Canada de jeter les bases d’un avenir énergétique durable.
- Procure des avantages économiques ou autres au Canada
Le gouverneur en conseil a conclu que le projet générerait d’importants avantages économiques tangibles grâce à la construction de l’oléoduc, à la croissance connexe de la production en amont, à un meilleur accès aux marchés mondiaux et à la réduction des effets négatifs des écarts de prix. Les prévisions et les analyses démontrent que le projet générera des retombées considérables, notamment en contribuant à des augmentations importantes du PIB, de l’emploi et des recettes publics. Ces avantages économiques découleraient à la fois des activités de construction et des activités d’exploitation après la mise en service du projet.
Le gouverneur en conseil a pris en considération le fait qu’un nombre important d’emplois sera créé à mesure que progresseront la construction de l’oléoduc et l’aménagement des infrastructures connexes. La réalisation du projet exigera le recours à un vaste éventail de métiers spécialisés et de services professionnels. À mesure que le projet passera de la phase de construction à la phase d’exploitation, le nombre d’emplois diminuera par rapport au sommet atteint durant les travaux; toutefois, certains emplois bien rémunérés seront maintenus grâce aux activités continues d’exploitation et d’entretien. Comme il s’agit d’un grand projet d’infrastructure, le projet entraînera également des dépenses importantes en main-d’œuvre, en services d’ingénierie et autres services professionnels, ainsi qu’en matériaux tels que l’équipement, le ciment et les structures métalliques fabriquées. Les retombées économiques les plus importantes se concentreront en Alberta et en Colombie-Britannique, mais d’autres régions pourraient également en bénéficier, notamment celles qui produisent des tuyaux d’acier susceptibles d’être utilisés dans le cadre des travaux de construction.
Une analyse accessible au public réalisée par ATB Economics et Studio.Energy estime que l’ajout de 1,5 Mb/j de capacité pipelinière, y compris un nouvel oléoduc vers la côte Ouest du Canada, ainsi que les investissements connexes, pourrait accroître le PIB réel du Canada d’en moyenne 31,4 milliards de dollars canadiens par année (soit 1,1 %) jusqu’en 2035 et soutenir, en moyenne, 112 000 emplois additionnels partout au pays, avec un sommet de 136 100 emplois[25]. La capacité proposée du projet d’oléoduc pétrolier de la côte Ouest, soit 1,0 Mb/j, représente environ les deux tiers de cette augmentation de capacité modélisée. Pour ce projet en particulier, la modélisation effectuée par RBC Marchés des capitaux pour le promoteur porte sur des investissements estimés entre 70 et 81 milliards de dollars canadiens dans la construction de l’oléoduc et les activités de production en amont connexes. Selon cette analyse, l’emploi pourrait atteindre un sommet d’environ 140 000 postes et les retombées à long terme sur le PIB pourraient représenter en moyenne 0,6 % par année d’ici les années 2040[26]. Bien que ces études diffèrent quant à leur portée et à leur horizon temporel, elles indiquent toutes deux qu’un accroissement de la capacité pipelinière et de la production connexe pourrait favoriser des investissements considérables, la création d’emplois et une activité économique soutenue partout au Canada.
De plus, le projet contribuera directement aux recettes publiques par l’entremise des redevances versées au gouvernement de l’Alberta par les exploitants des sables bitumineux en contrepartie du droit d’exploiter les ressources pétrolières. Il générera aussi des recettes fiscales provinciales et fédérales découlant des revenus personnels et des bénéfices des entreprises associés au projet. Enfin, le projet générera à long terme des recettes fiscales foncières pour les administrations locales situées le long du corridor, ce qui contribuera au soutien des collectivités et des administrations locales.
Le gouverneur en conseil a également tenu compte de l’importance du moment choisi pour concrétiser ces retombées économiques. Une réalisation accélérée du projet permettrait d’obtenir un rendement financier supérieur, notamment grâce à une réduction des coûts, à une amélioration des rendements et à une réalisation plus rapide des avantages attendus, ce qui renforcerait la justification économique du projet et permettrait au Canada de tirer plus rapidement parti de sa valeur économique.
Bien que le gouverneur en conseil ait pris en considération l’existence de diverses projections, provenant à la fois de sources publiques et privées, quant à l’évolution à long terme de la demande de pétrole brut, il estime que la demande sera suffisante pour justifier le nouvel oléoduc. À titre d’exemple, la demande future dans la région de l’Asie-Pacifique devrait demeurer relativement résiliente, créant ainsi un marché solide pour les exportations de pétrole du projet. Des marchés tels que la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon continuent de rechercher des approvisionnements fiables en pétrole brut lourd. L’intérêt manifesté par des acheteurs potentiels et l’appui de partenaires gouvernementaux indiquent également l’existence d’une demande significative.
Bien que ces indicateurs positifs renforcent les arguments économiques en faveur du projet, ils ne permettent pas à eux seuls d’établir le volume ni la durée de la demande future. L’obtention de contrats à long terme sera ultimement nécessaire afin de garantir l’exploitation de l’oléoduc. À cette fin, le promoteur a indiqué son intention d’attribuer la capacité de la canalisation au moyen d’un processus ouvert, c’est‑à‑dire un processus officiel et compétitif d’appel d’offres visant à répartir la capacité disponible et à conclure des contrats de service à long terme. Il s’agit d’une mesure importante pour atténuer les risques liés à l’évolution de la demande future.
Le gouverneur en conseil a également pris en considération le fait que des investissements en amont de la part des producteurs seront nécessaires pour approvisionner le projet. Toutefois, les analyses démontrent que le secteur de la production en amont dispose d’une capacité financière suffisante pour financer une part importante de la croissance requise, et que les perspectives de croissance de la production devraient être soutenues par l’augmentation de la demande dans d’autres pays, notamment en Asie. De plus, l’inscription du projet en vertu de la Loi renforcera la certitude réglementaire pour le secteur, envoyant ainsi un signal favorable à de nouveaux investissements.
Les retombées économiques potentielles du projet ont été relevées comme un aspect positif par de nombreux Canadiens ayant répondu à la publication de l’avis relatif à une éventuelle décision d’inscription dans la Gazette du Canada. Les partisans du projet ont mis en évidence les possibilités de création d’emplois ainsi que la contribution attendue du projet à la croissance économique dans son ensemble. De nombreux autres répondants ont toutefois remis en question la viabilité financière du projet, exprimé des préoccupations quant à l’exposition des contribuables aux risques financiers et aux dépassements de coûts, et soutenu que les avantages économiques projetés, notamment les recettes publiques, la demande du marché à long terme et les rendements anticipés découlant de l’accroissement des exportations de pétrole, demeuraient incertains et pourraient être inférieurs à ceux qui pourraient être obtenus grâce à des investissements dans d’autres secteurs de l’économie.
Les communautés autochtones consultées par le BGP ont exprimé un éventail de points de vue quant à la mesure dans laquelle le projet procurerait des avantages économiques ou autres au Canada. Certaines communautés ont fait état des avantages potentiels associés à l’accroissement de la capacité d’exportation, à la diversification des marchés, à l’investissement et à la création d’emplois. Elles ont également souligné les possibilités de participation autochtone par la voie de l’emploi, de la formation, des approvisionnements, du développement économique, du partage des revenus et de la participation au capital, particulièrement lorsque ces possibilités contribuent au développement à long terme des communautés et à l’autodétermination économique des peuples autochtones. De nombreuses autres communautés ont toutefois insisté sur le fait que les avantages économiques doivent être examinés parallèlement aux répercussions sur les droits ancestraux et issus de traités, les cultures autochtones, les communautés autochtones et l’environnement. De façon générale, les communautés ont indiqué que des retombées économiques véritablement significatives exigent une participation équitable, la reconnaissance des droits et des priorités des peuples autochtones, la protection des intérêts économiques autochtones existants ainsi que des mécanismes de partage des avantages adaptés à la nature et à l’ampleur des répercussions du projet.
Dans l’ensemble, les fondements économiques du projet sont très solides. Celui‑ci devrait contribuer à l’atteinte d’un vaste éventail d’objectifs économiques stratégiques en créant des emplois bien rémunérés, en stimulant l’investissement, en générant des redevances et des recettes pour les gouvernements et en contribuant à la prospérité du Canada. Par conséquent, la réalisation du projet devrait procurer d’importants avantages économiques au Canada.
- A une forte probabilité d’exécution réussie
Bien que le projet soit encore à un stade précoce de développement, il présente des perspectives crédibles de réalisation et de financement, à condition que les activités prévues progressent selon les échéanciers établis.
Le groupe de propriétaires dispose d’une solide capacité à exécuter le projet, grâce à une expérience considérable dans le développement de grandes infrastructures et à une capacité démontrée de concevoir et de mener à bien un projet de cette envergure. L’expérience de TMC dans la réalisation et l’exploitation du projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain favorisera une planification et une réalisation efficaces du projet. TMC possède une connaissance opérationnelle approfondie du corridor existant et proposé, des terminaux de réception et de livraison, des terminaux maritimes, des activités de construction, de la gestion des contrats ainsi que du cadre réglementaire applicable. Elle bénéficie également d’une familiarité et de relations établies avec les communautés autochtones et les autres collectivités situées le long du tracé et à proximité des infrastructures proposées. L’expérience de Pembina dans le domaine des infrastructures énergétiques de grande envergure et des partenariats avec les communautés autochtones contribuera également à la réussite du projet. L’entreprise a fait la preuve de sa capacité à exploiter des oléoducs et d’autres infrastructures énergétiques de manière rigoureuse, à assurer une gestion commerciale efficace et à mener à bien des projets d’immobilisations pertinents à l’échelle régionale.
La stratégie de développement proposée repose sur la réalisation simultanée des travaux d’ingénierie, des activités commerciales, des travaux réglementaires et des activités de planification, plutôt que sur leur exécution séquentielle. Il est prévu que le projet longe en grande partie l’emprise existante de TMC au lieu d’exiger l’aménagement d’un tout nouveau corridor. Le recours à un corridor existant dans la mesure du possible (le tracé proposé chevauchant de 70 à 90 % les infrastructures actuelles) devrait faciliter considérablement la construction du projet et réduire les incertitudes liées aux coûts et à l’échéancier. En plus d’accroître la confiance quant à la réalisation du projet, cette approche présenterait des avantages environnementaux et économiques supérieurs à ceux associés à l’aménagement d’un nouveau tracé.
Bien que la conception du projet ne soit pas encore définitive, les travaux préliminaires réalisés en vue de l’élaboration d’options de tracé, des études relatives aux terminaux et des évaluations techniques étayent un scénario de réalisation crédible. Les défis liés à la chaîne d’approvisionnement et à la main-d’œuvre, comme la capacité limitée de fabrication au pays de canalisations de grand diamètre, figurent parmi les questions qui exigeront une attention accrue. Plusieurs ententes clés demeurent également en cours d’élaboration, y compris des ententes de gouvernance et des ententes commerciales.
Le financement constitue une autre considération importante en ce qui concerne la capacité de mise en œuvre du projet. Le coût du projet est estimé entre 35,2 et 43,7 milliards de dollars canadiens, selon une estimation rajustée en fonction des risques qui comprend une provision pour éventualités. Les engagements financiers du Canada et de l’Alberta visant à soutenir les travaux préparatoires progressent, un plan crédible de financement de l’ensemble des travaux de construction est en cours d’élaboration, et les principaux paramètres d’un droit d’acquisition de participation au capital destiné aux communautés autochtones ont été définis.
Les communautés autochtones consultées par le BGP ont exprimé diverses préoccupations concernant la réalisation du projet. De nombreuses communautés ont indiqué que la réussite du projet dépend de facteurs allant au‑delà de sa faisabilité technique ou de son financement, et ont souligné l’importance de la maturité du projet, d’une mobilisation significative des communautés autochtones ainsi que de la protection des droits et des intérêts des Autochtones. Bon nombre ont également fait valoir qu’en l’absence de renseignements détaillés sur le tracé, l’ingénierie, l’environnement, les infrastructures maritimes et les mesures d’atténuation, elles n’étaient pas en mesure d’évaluer pleinement la probabilité de réalisation du projet. Certaines communautés ont en outre indiqué que l’incertitude réglementaire, les répercussions non résolues sur les droits des Autochtones, la controverse publique et les risques liés à la mise en œuvre constituent des facteurs susceptibles de compromettre la réussite du projet s’ils ne sont pas adéquatement pris en compte.
En réponse à la publication de l’avis dans la Gazette du Canada, de nombreux Canadiens ont exprimé des préoccupations quant aux risques que le projet présente en matière de coûts et d’échéancier, établissant des comparaisons avec de précédents grands projets pour remettre en question la capacité de réaliser un projet de cette envergure dans les délais prévus et selon le budget établi.
Après avoir pris en compte l’ensemble de ces renseignements, le gouverneur en conseil a conclu que la probabilité d’une mise en œuvre réussie en temps opportun est appuyée par l’expérience d’un promoteur et d’un groupe de propriétaires solides, la possibilité offerte par le cadre réglementaire de la LBC de coordonner étroitement toutes les étapes réglementaires et de les intégrer à un processus de consultation continue des collectivités autochtones à la suite d’une décision d’inscription à la liste, et la délivrance d’un document de conditions unique qui tient compte de tous les facteurs collectivement. L’inscription du projet à la liste des projets d’intérêt national augmente la probabilité d’une mise en œuvre réussie en temps opportun.
- Promeut les intérêts des peuples autochtones
Le Canada a clairement indiqué que la collaboration avec les peuples autochtones ainsi que la recherche de possibilités de partenariat et d’investissement autochtones constituent des éléments centraux d’une stratégie plus large visant à faire progresser rapidement des projets essentiels dans les domaines des infrastructures et des ressources naturelles. En plus de reconnaître qu’une décision d’inscrire un projet en vertu de la Loi ne peut être prise sans que le Canada se soit acquitté de son obligation de consulter les peuples autochtones, la Loi invite le gouverneur en conseil à déterminer si l’inscription d’un projet fait progresser les intérêts des peuples autochtones.
Le gouverneur en conseil a conclu que l’inscription du projet présente un véritable potentiel de faire progresser les intérêts des peuples autochtones. Le projet procurera d’importants avantages à de multiples communautés autochtones grâce à une participation au capital, conjuguée à d’autres possibilités de retombées économiques attendues, notamment sur les plans de l’emploi, de la formation, de l’attribution des contrats et de l’approvisionnement. Le Canada, l’Alberta et le groupe de propriétaires du projet ont confirmé leur engagement à offrir aux communautés autochtones une participation au capital d’au moins 10 p. 100 dans le projet. L’accès à cette offre sera facilité par l’Alberta Indigenous Opportunities Corporation et la Corporation de garantie de prêts pour les Autochtones du Canada, qui aideront les communautés autochtones admissibles à obtenir le financement nécessaire à l’acquisition d’une participation au capital du projet. Les modalités de l’offre seront fixées avant le début des travaux de construction.
À la suite de la publication de l’avis relatif à une éventuelle décision d’inscription dans la Gazette du Canada, de nombreux Canadiens ont formulé des observations sur la capacité du projet à faire progresser les intérêts des peuples autochtones. Les observations favorables au projet ont mis en évidence les possibilités de participation autochtone par la voie de l’emploi, du développement des entreprises, des partenariats et de la participation au capital, tout en appuyant la poursuite des consultations auprès des communautés autochtones concernées. Tant les observations opposées au projet que celles n’exprimant pas d’opposition ont souligné l’importance de consultations significatives, du respect des droits des peuples autochtones, de la réconciliation et du respect d’engagements tels que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Comme expliqué plus en détail ci‑après dans la section portant sur la consultation Couronne-Autochtones, la Loi instaure un nouveau modèle visant à offrir une certitude réglementaire fédérale à l’égard des projets d’intérêt national à un stade beaucoup plus précoce que ce qui a généralement été le cas dans l’histoire récente du Canada. Bien que ce changement soit nécessaire pour soutenir la souveraineté et la sécurité du Canada, il doit s’inscrire dans le respect des droits ancestraux et issus de traités et de l’engagement du Canada envers la réconciliation. Mis en œuvre dans un esprit de partenariat, ce nouveau modèle offre, de l’avis du gouverneur en conseil, l’occasion de faire participer les communautés autochtones dès les premières étapes de l’élaboration des projets, afin que leurs droits, leurs points de vue et leurs priorités contribuent à éclairer les choix de conception et les autres décisions déterminantes dès le départ.
Dans cette optique, le gouverneur en conseil a conclu que le projet peut faire progresser de manière importante et significative les intérêts des peuples autochtones.
- Contribue à la croissance propre et aux objectifs du Canada en matière de changements climatiques
Le gouverneur en conseil a examiné les répercussions possibles du projet sur la croissance propre et sur l’atteinte des objectifs climatiques du Canada.
Le projet ne contribue pas directement à l’atteinte des cibles canadiennes de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2030 et 2035. Il constitue un élément central des ententes conclues entre le Canada et l’Alberta, ainsi qu’entre le Canada, l’Alberta et l’Alliance des sables bitumineux, visant à réduire l’intensité des émissions de la production pétrolière du Canada et à établir les conditions propices à une économie concurrentielle, résiliente et à faibles émissions de carbone. Ces priorités complètent et renforcent de manière importante les efforts déployés par le Canada pour réduire les émissions de GES au moyen d’investissements technologiques et de mesures réglementaires efficaces fondées sur les mécanismes du marché. Ensemble, le protocole d’entente trilatérale entre les gouvernements du Canada et de l’Alberta et l’Alliance des sables bitumineux établit une voie vers la réduction des émissions de 16 millions de tonnes par année (mtpa).
Il est essentiel que le projet progresse parallèlement à Pathways, l’un des plus grands projets de captage et de stockage du carbone après combustion au monde. Le projet Pathways permettra de capter et de stocker 6 mtpa d’émissions d’ici 2035, ce qui permettra de réduire l’intensité des émissions du pétrole lourd produit au Canada et de soutenir la production de pétrole à faible teneur en carbone. Dans le cadre de l’entente trilatérale, des réductions d’émissions supplémentaires de 10 mtpa seront réalisées grâce à l’expansion du projet Pathways, au déploiement d’autres technologies de réduction des émissions ou à des projets mettant en œuvre des pratiques de production améliorées axées sur la réduction des émissions. Ces mesures auront une incidence substantielle sur la réduction des émissions en carbone de la production du pétrole canadien, y compris du pétrole qu’il exporte vers d’autres marchés.
Le Canada et l’Alberta sont également parvenus à un accord de principe sur une équivalence en méthane, lequel permettrait de réduire les émissions de méthane de 75 % par rapport au niveau de 2014 d’ici 2035. La réduction des émissions de méthane au Canada est reconnue comme un moyen efficace de réduire les gaz à effet de serre sans nuire à la production, d’autant plus que le méthane a un effet sur le réchauffement climatique plus important que le dioxyde de carbone. Qui plus est, faisant partie intégrante d’accords plus larges qui comportent des engagements importants en matière de climat, le projet s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de compétitivité climatique du Canada. Cette stratégie, annoncée dans le budget 2025, vise à mieux articuler les objectifs climatiques et économiques du Canada, notamment en tirant parti des technologies propres du pays pour réduire l’intensité des émissions de la production d’énergie et de l’industrie manufacturière. Ces efforts sont des éléments clés du plan du Canada visant à renforcer sa position sur les marchés mondiaux de l’énergie, car les clients du monde entier accordent la priorité au pétrole et au gaz à faible teneur en carbone.
La construction et l’exploitation du projet devraient entraîner des émissions modestes de GES, mais celles-ci ne devraient pas contribuer de façon importante au profil global des émissions du Canada. Les décisions qui seront prises ultérieurement sur le plan de l’ingénierie détermineront le rendement ultime du projet en matière d’émissions, tout comme les exigences réglementaires applicables au concept définitif et le niveau possible de compensation des émissions, qui pourraient être imposés par le document de énonçant les conditions, à l’issue du processus réglementaire après l’inscription à la liste.
La question des objectifs climatiques a constitué l’un des principaux thèmes soulevés dans les commentaires reçus des Canadiens à la suite de la publication de l’avis relatif à une éventuelle décision d’inscription dans la Gazette du Canada. De nombreux répondants ont fait valoir que le projet entraînerait une augmentation des émissions de GES, aggraverait les répercussions associées aux changements climatiques, notamment les feux de forêt, les inondations, les sécheresses et les épisodes de chaleur extrême, et compromettrait les engagements climatiques du Canada.
Les observations soumises par de nombreuses communautés autochtones faisaient également état d’une incertitude importante quant à la contribution du projet à une croissance propre et à l’atteinte des objectifs du Canada en matière de changements climatiques. Si certaines observations reconnaissaient les avantages potentiels, sur le plan des émissions, associés au transport par oléoduc et à l’utilisation de corridors existants, bon nombre soulevaient des préoccupations concernant les émissions de GES, les répercussions des changements climatiques, les effets cumulatifs et la pertinence des renseignements disponibles. De façon générale, les observations reçues ont mis en évidence la nécessité de réaliser des analyses supplémentaires et des évaluations environnementales approfondies, ainsi que d’assurer la participation des communautés autochtones, avant qu’il soit possible de tirer des conclusions au sujet de la contribution du projet à une croissance propre et à l’atteinte des objectifs climatiques.
Selon la soumission présentée par l’Alberta au BGP, et d’après des projets comparables d’oléoducs de grand diamètre qui ont fait l’objet d’examens dans le cadre de processus fédéraux d’évaluation, les émissions attribuables à la construction du projet sont estimées entre 1,4 et 1,5 mégatonne (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2). Ces émissions devraient être générées sur l’ensemble de la période de construction[27]. Selon cette même soumission, les émissions annuelles associées à l’exploitation du projet sont estimées à 0,2 Mt d’éq. CO2[28]. Cette estimation est extrapolée à partir d’un projet comparable, soit le projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain, dont les émissions d’exploitation annuelles se sont élevées à 0,16 Mt d’éq. CO2 en 2025. Les émissions d’exploitation du projet représenteraient ainsi une augmentation d’environ 0,03 % par rapport aux émissions figurant dans le plus récent inventaire national annuel des émissions du Canada (685 Mt d’éq. CO2 en 2024)[29]. À la lumière de ces données, la construction et l’exploitation du projet ne devraient pas contribuer de manière significative au profil global des émissions de GES du Canada.
En tant que moyen d’accès à de nouveaux marchés, le projet devrait favoriser une augmentation de la production pétrolière et des exportations en amont. Ces activités en amont entraîneraient une hausse des émissions. Bien qu’il ne soit pas possible de prévoir avec certitude les futures émissions de GES en amont associées au projet, la soumission de l’Alberta estime qu’elles se situeraient entre 15,5 et 18,2 Mt d’éq. CO2 par année pour la période de 2032 à 2041, en supposant une mise en exploitation en 2032 à une capacité nominale de 1 Mb/j. Cela représenterait une augmentation d’environ 2,3 à 2,7 p. 100 par rapport aux émissions figurant dans le plus récent inventaire national annuel des émissions du Canada[30].
Le gouverneur en conseil reconnaît également que le projet serait réalisé à une période marquée par l’intensification des répercussions des changements climatiques, les feux de forêt et les inondations majeures exerçant des pressions croissantes sur les collectivités et sur la capacité du Canada à intervenir. Selon le Rapport sur le climat changeant du Canada 2026, la température annuelle moyenne au Canada devrait augmenter d’environ 1 °C entre 2021 et 2040, ce qui entraînerait une augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Parallèlement, les coûts associés aux répercussions des changements climatiques devraient continuer d’augmenter et se répercuter dans l’ensemble de l’économie canadienne et faisant croître les coûts du logement, de l’alimentation, de l’énergie, de l’assurance et d’autres biens et services essentiels.
Le gouverneur en conseil a soigneusement soupesé ces considérations et a conclu qu’elles ne l’emportent pas sur la forte concordance du projet avec l’intérêt national du Canada. Compte tenu des efforts globaux et intégrés déployés par le Canada pour lutter contre les changements climatiques, il est approprié, dans les circonstances actuelles, d’accorder la priorité au projet.
Même si l’on peut s’attendre à ce que le projet entraîne une augmentation modérée des émissions du Canada, celles-ci ne devraient pas être significatives compte tenu de la demande et de la consommation mondiales persistantes de pétrole au cours des prochaines décennies, comme le laissent entrevoir la plupart des prévisions actuelles. La demande en pétrole étant soutenue, le Canada a la possibilité de répondre à celle-ci en adoptant les meilleures approches possibles pour réduire les émissions en amont liées à l’extraction et au traitement, tout en servant de source d’approvisionnement aux pays qui partagent un engagement commun à lutter contre les changements climatiques et à atteindre la neutralité carbone.
Enfin, le gouverneur en conseil reconnaît que le projet offre plusieurs occasions de croissance propre pour le Canada, notamment grâce au déploiement de technologies propres, à des technologies de surveillance des émissions, à des matériaux à faible empreinte carbone et à des infrastructures électriques à faibles émissions. Ce projet pourrait également stimuler la demande en technologies, infrastructures pour des fournisseurs canadiens, contribuant ainsi à la réalisation d’objectifs élargis de croissance propre.
En résumé, bien que le projet ne contribue pas directement à la croissance propre ni à l’atteinte des cibles du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques, il cadre avec la stratégie climatique globale du pays ainsi qu’avec les efforts qui sont menés pour réduire l’intensité des émissions liées à la production pétrolière. Si l’on tient compte également des autres atouts du projet et de ses liens avec d’importants engagements climatiques, comme ceux qui ont été pris dans le cadre du projet « Pathways », cela justifie son statut de projet d’intérêt national.
- Répercussions sur les milieux marins et terrestres
Outre les cinq facteurs d’intérêt national explicitement pris en compte dans la Loi, le gouverneur en conseil a accordé une attention particulière aux effets potentiels du projet sur les écosystèmes marins et terrestres — un point central dans les consultations des communautés autochtones, et un thème récurrent dans les observations formulées par de nombreux Canadiens à la suite de la publication d’un avis concernant une décision potentielle d’inscription dans la Gazette du Canada.
Les préoccupations soulevées par les communautés autochtones portaient à la fois sur les répercussions générales sur l’environnement et sur les conséquences particulières pour des espèces et écosystèmes d’importance culturelle et socio-économique — y compris, par exemple, les répercussions d’une installation de chargement maritime et de l’augmentation du trafic maritime sur les poissons et leur habitat, sur les épaulards résidents du Sud et sur d’autres espèces marines de la mer des Salish.
La construction d’une installation de chargement maritime dans la région de Delta, en Colombie-Britannique, ainsi que l’augmentation du trafic maritime liée à ce projet entraîneront des perturbations environnementales qui auront des répercussions sur les poissons et les mammifères marins. Le projet entraînera également une augmentation du trafic maritime dans la mer des Salish, attribuable à la circulation de pétroliers transportant du pétrole brut vers les marchés d’outre-mer, ce qui se traduira par une augmentation du bruit et d’autres effets sur les écosystèmes et les espèces sensibles, notamment les épaulards résidents du Sud. Le bruit sous-marin constitue une grave menace pour cette espèce en danger. Enfin, des perturbations du sol seront nécessaires à la construction du projet, ce qui aura des répercussions sur les écosystèmes terrestres, les plans d’eau intérieurs et la faune, notamment des espèces en péril, comme le caribou.
Le gouverneur en conseil a pris en compte ces préoccupations dans le cadre des efforts continus visant à protéger les espèces et habitats essentiels, notamment grâce aux mesures qui ont été recommandées au Canada à l’issue du processus de réexamen du PARTM de 2019. Bon nombre de ces mesures visent à mettre en place des garde-fous environnementaux permanents, dans la limite desquels des projets d’infrastructure majeurs et des activités commerciales peuvent être entrepris.
Depuis 2018, le gouvernement a réalisé d’importants investissements pour soutenir les efforts de rétablissement et atténuer les effets des principales menaces pesant sur les baleines, dont les épaulards résidents du Sud. Dans le cadre de la Mise à jour économique du printemps 2026, le gouvernement a annoncé une enveloppe supplémentaire de 258 millions de dollars canadiens sur cinq ans afin de renouveler et de renforcer le financement destiné à la protection des baleines et de leurs habitats. Cet investissement s’appuiera sur le succès de l’Initiative de protection des baleines et du Plan de protection des océans. Ce nouveau financement, dont 95 millions de dollars canadiens sur cinq ans, auxquels s’ajouteront 16 millions de dollars canadiens supplémentaires chaque année par la suite, sont spécifiquement consacrés au renforcement des mesures de protection des épaulards résidents du Sud, aidera à lutter contre les collisions avec les navires, à réduire le bruit sous-marin, à garantir la disponibilité des proies, à prévenir les enchevêtrements dans les filets de pêche et à renforcer la protection des habitats. Le gouvernement propose aussi des investissements pour renouveler le Plan de protection des océans et améliorer les mesures de protection et de surveillance à l’appui de la gestion de la croissance projetée du transport maritime sur la côte Ouest.
Le gouvernement s’emploie également à définir un objectif provisoire en matière de bruit sous-marin d’ici novembre 2026, qui fixera les niveaux de 2023 comme référence mesurable pour le bruit sous-marin et s’appuiera sur un nouveau programme régional de surveillance et de gestion du bruit.
Afin de limiter les nouvelles perturbations terrestres, le projet prévoit de suivre, dans la mesure du possible, le corridor existant du PARTM. Les répercussions de la construction de l’installation de chargement maritime peuvent également être considérablement atténuées grâce à l’utilisation des infrastructures existantes, telles que la chaussée et les éléments de conception actuels. Même si ces approches ne permettent pas d’éliminer tous les risques, les outils et les enseignements tirés des projets antérieurs peuvent être mis à profit pour permettre de repérer les zones sensibles et aider à définir des mesures d’atténuation en vue de déterminer un tracé précis.
Avant tout, comme précisé plus bas, l’inscription du projet à la liste des projets d’intérêt national constitue une étape préalable à l’évaluation réglementaire et à des consultations supplémentaires avec les communautés autochtones, visant à déterminer les conditions susceptibles de contribuer à atténuer les effets négatifs sur l’environnement. Cela inclut un processus d’audiences mené par la Commission de la Régie de l’énergie du Canada. La consultation continue menée à la suite de l’inscription du projet peut également permettre de définir des mesures appropriées visant à atténuer les effets négatifs potentiels sur les droits ancestraux et issus de traités (et à prendre les mesures d’adaptation, si nécessaire), y compris les effets négatifs possibles sur les espèces et habitats revêtant une importance culturelle et socio-économique pour les communautés autochtones.
Compte tenu de tous ces éléments, le gouverneur en conseil a conclu que les effets du projet sur l’environnement marin et terrestre pouvaient être pris en charge grâce à des mesures d’atténuation, notamment dans le cadre des programmes existants. À la lumière des préoccupations soulevées dans le cadre de la consultation sur la décision d’inscrire le projet sur la liste, ces effets seront évalués plus en détail et pris en compte dans le cadre du processus d’examen réglementaire ultérieur et de la consultation actuelle avec les communautés autochtones.
Consultation des Autochtones par le fédéral
- Aperçu
La LBC entraîne un changement important dans la manière dont sont accordées les autorisations fédérales pour les projets que le Canada juge d’intérêt national. Comme cela a été mentionné plus haut, les processus réglementaires fédéraux exigent généralement des renseignements détaillés sur les projets ainsi que la réalisation d’évaluations réglementaires complexes et divers avant qu’il soit déterminé si un projet peut être autorisé ou non à se poursuivre. Grâce à la LBC, le Canada dispose désormais d’un outil permettant de confirmer rapidement que, du point de vue de la réglementation fédérale, un projet devrait être autorisé à se poursuivre — et plus précisément que la nécessité d’obtenir davantage de détails sur le projet et de procéder à un examen réglementaire approfondi ne devrait pas empêcher d’obtenir dès le départ la confiance nécessaire à la poursuite du projet. Cet objectif est essentiel; sans lui, les promoteurs et les responsables de ces projets ne se risqueraient peut-être pas à consacrer le temps et les moyens nécessaires à la concrétisation de leurs propositions et le Canada pourrait être privé de contributeurs essentiels à sa résilience économique et à sa prospérité. La consultation auprès des communautés autochtones est intégrée à toutes les étapes du nouveau processus réglementaire lié à la LBC. Il est important de noter que la LBC prévoit la tenue de consultations dès les premiers stades de l’élaboration d’un projet, ce qui permet aux communautés autochtones de faire part de leurs points de vue sur la question de savoir si un projet est dans l’intérêt national du Canada, et ce qui permet de connaître les principaux sujets de préoccupation qui devront être traités dans le cadre de l’examen réglementaire ultérieur.
La soumission présentée par l’Alberta pour l’examen du projet précise que « La condition la plus importante pour l’élaboration et la réalisation réussies de ce projet est la simplification du processus réglementaire et d’obtention des permis ainsi que l’approbation des gouvernements fédéral et provincial. Les coûts des projets précédents de pipelines ont augmenté en raison de régimes réglementaires inefficaces et redondants ainsi que de retards importants dans la prise de décision. »[31] Le gouverneur en conseil partage cette observation et note que le précédent le plus récent d’un oléoduc majeur aménagé dans l’intérêt national du Canada – le PARTM – a nécessité plus d’une décennie pour obtenir l’approbation réglementaire fédérale finale. Comme il faudra de nombreuses années pour que le projet avance jusqu’à la phase de construction et qu’il soit mis en service, le Canada doit agir dès maintenant s’il veut vraiment saisir les avantages du projet afin de contrer la pression actuelle sur sa sécurité économique et sa souveraineté.
La soumission de l’Alberta illustre également l’étendue et l’ampleur des activités nécessaires pour établir les bases d’une évaluation réglementaire efficace :
- progression des travaux d’ingénierie, de la définition du tracé, de la mobilisation des peuples autochtones, de l’engagement communautaire et de l’accès aux terres en parallèle pour soutenir l’application et l’approbation réglementaires;
- progression des demandes réglementaires, des programmes environnementaux sur le terrain et de la délivrance des permis dans toutes les administrations compétentes;
- progression de l’approvisionnement et de la mobilisation des entrepreneurs pendant la période d’examen réglementaire, y compris l’avancement de la planification des approvisionnements majeurs en matériels et de la réalisation;
- utilisation de données validées existantes pour réduire la portée du programme sur le terrain et accélérer les délais d’élaboration;
- progression de l’acquisition des terres et des permis d’accès pour soutenir la préparation à la construction.
Ces mesures exigent nécessairement que les promoteurs de projets investissent beaucoup de temps et de ressources, ce qui englobe aussi les coûts d’opportunité encourus. C’est précisément le risque que les promoteurs refusent d’assumer, en raison de l’incertitude réglementaire, que la LBC peut aider à compenser. Reconnaissant que de nombreux promoteurs ne feront tout simplement pas avancer un projet au niveau de détail nécessaire pour une évaluation réglementaire complète sans pouvoir être sûrs que cet effort en vaut la peine, la Loi offre au Canada un outil pour faciliter l’avancement des projets d’une nouvelle manière en fonction de renseignements disponibles à un stade précoce, lorsque l’intérêt national le justifie.
Un changement d’orientation stratégique ne remet toutefois pas en cause les obligations constitutionnelles fondamentales du Canada envers les peuples autochtones, notamment son obligation de consulter les communautés autochtones et, le cas échéant, de prendre des mesures d’adaptation à leur égard concernant des décisions susceptibles de nuire à leurs droits.
L’obligation de consultation des peuples autochtones qui incombe au Canada, représenté par le ministre responsable comme le précise le paragraphe 5(7) de la Loi, de consulter les communautés autochtones sur la possibilité d’inscrire un projet sur la liste des projets d’intérêt national vise principalement à garantir que les effets négatifs potentiels d’une décision d’une telle inscription sur les droits reconnus et revendiqués des Autochtones et ceux issus de traités soient bien compris et pris en compte par le gouverneur en conseil au moment de prendre cette décision. Cela implique de consulter les communautés autochtones sur la manière dont la décision d’accorder un soutien fédéral précoce à un projet au moyen d’une inscription en vertu de la LBC — sous réserve toutefois d’un processus réglementaire visant à définir les conditions appropriées de délivrance des autorisations et permis fédéraux, et dans le cadre duquel les communautés autochtones continueront d’être consultées — pourrait porter atteinte aux droits reconnus ou revendiqués par ces communautés. Le gouverneur en conseil doit déterminer s’il existe des effets négatifs potentiels d’une gravité telle qu’ils ne peuvent être atténués efficacement par la définition de conditions réglementaires appropriées après l’inscription du projet, et examiner si un projet susceptible d’entraîner de tels effets est véritablement adapté au cadre de la LBC. Dans ce contexte, le gouverneur en conseil doit déterminer si les outils mis à disposition dans le cadre du processus réglementaire qui suivra la décision d’inscription, et de la consultation continue des peuples autochtones tout au long de ce processus, sont adaptés à l’objectif visé, à savoir permettre de remédier de manière significative aux effets négatifs potentiels du projet sur les droits des peuples autochtones.
Au cours de la consultation menée par le BGP auprès des communautés autochtones concernant l’inscription éventuelle du projet, de nombreuses communautés ont fait part de leur inquiétude quant au manque d’informations disponibles sur le projet, ce qui les empêchait de se forger une opinion éclairée sur leur décision de soutenir ou non cette inscription. Le gouverneur en conseil reconnaît que le nouveau cadre réglementaire établi par la LBC implique de consulter les communautés autochtones en s’appuyant sur des informations sur le projet qui sont, par nature, embryonnaires et susceptibles d’évoluer, et que celles-ci n’ont pas le niveau de détail habituellement disponible lors des consultations spécifiques à un projet. En se fondant sur la soumission de l’Alberta et la réticence du promoteur et des investisseurs à poursuivre l’élaboration d’un projet de cette ampleur sans un degré d’assurance quant au processus réglementaire, le gouverneur en conseil estime que le fait de retarder sa décision au sujet de l’inscription n’aurait pas entraîné la présence d’informations supplémentaires sur le projet, et aurait été contraire à l’intérêt public de faire progresser l’obtention des bénéfices potentiels du projet dès que possible.
C’est pourquoi le gouverneur en conseil reconnaît également que la majorité des communautés autochtones consultées n’étaient pas prêtes à approuver l’inscription du projet au vu des informations disponibles, et ont plutôt axé leur dialogue avec le Canada sur leurs préoccupations concernant les effets potentiels du projet et les processus que le Canada devrait suivre pour garantir le respect des droits reconnus et revendiqués des Autochtones et ceux issus de traités. Tout en reconnaissant que la consultation sur l’inscription éventuelle du projet implique nécessairement de composer avec des informations incomplètes sur celui-ci, le Canada a également estimé que le fait d’être informé dès le début des points de vue et des préoccupations des communautés autochtones était constructif pour évaluer la question de savoir si et comment le projet, s’il venait à être inscrit, pourrait être élaboré davantage afin de respecter les droits des Autochtones et ceux issus de traités. À titre de rappel, le cadre de la LBC se caractérise par une nouvelle approche en matière de réglementation des projets, qui tient compte des pressions actuelles sur la souveraineté et la sécurité du Canada, sans pour autant déroger aux obligations constitutionnelles du pays. Si le caractère préliminaire des informations relatives au projet avant la décision d’inscription peut susciter des questions, préoccupations et contestations légitimes, il peut également présenter des avantages en permettant d’entamer la consultation dès les premières étapes de la conception du projet pour que les principaux sujets de préoccupation puissent être relevés et mieux traités lors des étapes ultérieures de l’élaboration du projet ainsi que de l’examen réglementaire qui devra être réalisé.
Le gouvernement reconnaît qu’en raison du délai qu’il s’était fixé pour prendre une décision concernant l’inscription, motivé par un sentiment d’urgence dans l’intérêt du public, il a été demandé aux communautés autochtones de participer à une période de consultation pendant les mois d’été, alors que de nombreux membres se trouvaient sur le territoire et que plusieurs communautés étaient gravement touchées par des feux de forêt. Le fait que les communautés autochtones se soient montrées disposées à répondre à la demande de consultation formulée par le Canada dans ces circonstances témoignait d’un engagement sincère à contribuer à une décision d’importance nationale, tout en permettant de cerner de manière appropriée leurs préoccupations et droits individuels.
Le gouverneur en conseil a conclu que l’inscription du projet au titre de la LBC n’entraînerait pas, en soi, d’effets négatifs sur les droits ancestraux et issus de traités qui ne puissent être efficacement atténués ou pris en compte, selon le cas, dans le cadre du processus réglementaire complémentaire et postérieur à l’inscription, au cours duquel les communautés autochtones seront consultées. Le gouverneur en conseil est convaincu que le processus réglementaire postérieur à l’inscription et l’obligation de consulter qui en découle garantiront que la délivrance définitive des autorisations et permis fédéraux respectera les droits ancestraux et issus de traités, et que le projet dans son ensemble aura fait l’objet de consultations constructives à chaque étape du processus décisionnel. Parmi plusieurs éléments du processus réglementaire postérieur à la décision d’inscription, le gouverneur en conseil souligne l’importance des audiences publiques qui seront menées par la Commission de la Régie de l’énergie du Canada, ainsi que la possibilité pour les communautés autochtones de participer à ce forum transparent.
Pour rendre sa décision, le gouverneur en conseil a tenu compte du processus de consultation mené auprès des peuples autochtones, fondé sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que du dialogue constructif qui s’est instauré entre les parties sur diverses questions soulevées lors de cette consultation, comme cela est résumé ci-dessous.
- Processus de consultation
Le 3 juillet 2026, au nom du ministre responsable de la Loi, le BGP a lancé une consultation des communautés autochtones susceptibles d’être touchées par le projet concernant son éventuelle inscription sur la liste des projets d’intérêt national. La consultation s’est déroulée du 3 juillet au 18 septembre 2026. Celle-ci visait à comprendre les points de vue des Autochtones concernant les répercussions négatives potentielles d’une décision d’inscription sur les droits ancestraux et issus de traités ainsi que sur les intérêts autochtones, et à évaluer si les questions soulevées par les communautés autochtones pourraient être traitées de manière appropriée dans le cadre des processus de consultation, d’examen réglementaire et d’élaboration des conditions qui suivraient une décision d’inscription.
Le processus de consultation des communautés autochtones s’est appuyé sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et sur le principe du consentement libre, préalable et éclairé. Ce processus visait essentiellement à parvenir à des accords mutuellement acceptables avec les communautés, dans le but d’obtenir leur consentement ou d’arriver à un consensus, dans la mesure du possible. Le Canada continuera à s’inspirer de cet objectif dans le cadre des consultations futures et en cours des communautés autochtones.
Le BGP a recensé et consulté plus de 130 communautés autochtones susceptibles d’être touchées. La liste des parties à consulter a été établie en fonction d’une analyse préliminaire des territoires traditionnels réalisée par la Régie de l’énergie du Canada, des comptes rendus de consultation sur le projet d’extension du réseau Trans Mountain, de la proximité géographique avec le corridor et le terminal maritime proposés, de considérations relatives aux traités canadiens ou modernes, ainsi que d’informations provenant de sources fédérales et provinciales.
Le 3 juillet 2026, le BGP a envoyé des lettres d’avis aux communautés autochtones potentiellement touchées pour les informer que le Canada envisageait d’inscrire le projet sur la liste des projets d’intérêt national en vertu de la Loi. Le 10 juillet 2026, le BGP a diffusé un dossier de consultation contenant des informations sur le projet, les aides financières offertes aux participants, les questions de consultation relatives aux facteurs d’intérêt national, les futurs processus de consultation et d’examen réglementaire qui suivraient une décision favorable à une inscription et la manière de soumettre des observations écrites.
Afin de faciliter la participation, le BGP a mis en place plusieurs mécanismes de consultation, notamment :
· le financement des participants;
· des réunions bilatérales tenues virtuellement et en personne;
· quatre séances d’information virtuelles à l’échelle régionale;
· une correspondance régulière et des discussions de suivi;
· des réponses aux questions et aux demandes d’informations des communautés;
· la fourniture, sur demande, d’une cartographie préliminaire du corridor et de fichiers shapefile;
· des possibilités pour les collectivités d’examiner les résumés provisoires des consultations communautaires avant leur intégration définitive dans le rapport de consultation du BGP;
· des possibilités de soumettre des observations écrites.
De hauts responsables du BGP ont participé directement aux activités de consultation et se sont rendus disponibles pour rencontrer les communautés qui demandaient leur présence. Ces responsables du BGP sont restés accessibles tout au long de la période de consultation afin de fournir les meilleures informations disponibles, de répondre aux questions et de discuter des préoccupations soulevées par les communautés. En plus de rencontres menées par les responsables du BGP pour le compte du ministre responsable, qui était axé sur la consultation entre la Couronne et les Autochtones, le premier ministre et d’autres membres du Cabinet fédéral ont rencontré directement plusieurs communautés pour leur communiquer et leur expliquer le point de vue du gouvernement quant à la possible importance du projet pour le Canada.
Le financement des participants a été mis à la disposition des communautés autochtones admissibles afin de faciliter l’examen des informations relatives au projet, la participation aux activités de consultation, la mobilisation communautaire, l’examen technique et la préparation des soumissions d’observations. Quatre-vingt-quinze communautés autochtones avaient bénéficié de cette aide en date du 25 septembre 2026.
Pendant les consultations, des communautés autochtones ont souligné que leur participation au processus en cours avait lieu en même temps que des activités de récolte estivale, des rassemblements culturels, des événements communautaires et d’autres processus de consultation; certaines d’entre elles ont mentionné qu’elles devaient composer avec les répercussions importantes liées à la saison des feux de forêt de 2026. En réponse à ces préoccupations relatives aux échéances ainsi qu’à la capacité des communautés de participer au processus, le BGP a reporté la date limite de soumission des observations écrites du 26 août au 18 septembre 2026 et a ajusté en conséquence la période permettant de soumettre des commentaires publics afin qu’ils soient publiés dans la Gazette du Canada. Le BGP a également continué d’accepter, d’examiner et d’évaluer les observations écrites reçues après le 18 septembre 2026.
- Participation des peuples autochtones
Entre le 3 juillet et le 18 septembre 2026, le BGP a tenu plus de 140 réunions avec des représentants de plus de 110 communautés et organisations autochtones. Des réunions ont eu lieu avec les communautés inscrites sur la liste de consultation et avec d’autres communautés autochtones qui ont demandé d’obtenir des renseignements sur le projet.
Pour veiller à ce que la participation repose sur des informations fiables, le 28 août 2026, le BGP a communiqué aux communautés autochtones son évaluation préliminaire du projet en fonction des facteurs liés à l’intérêt national inscrits dans la Loi. Le BGP a également communiqué aux communautés autochtones participantes les versions préliminaires des résumés des consultations qui les concernaient pour qu’elles les examinent et les valident et les a invitées à relever toute inexactitude ou omission et à apporter des précisions pour que leurs préoccupations, leurs intérêts et leurs points de vue soient correctement pris en considération dans le dossier de consultation et compris par le Canada.
Le BGP a demandé que les observations écrites soient envoyées au plus tard le 18 septembre 2026. Il a reçu plus de 100 observations écrites de la part des communautés autochtones ayant été consultées, incluant plusieurs observations reçues après la date limite de soumission. Le BGP a continué de recevoir, d’examiner et d’évaluer toutes les observations afin d’aider le gouverneur en conseil à prendre sa décision.
Voici un résumé des principales préoccupations, intérêts et priorités que les communautés autochtones ont soulevés pendant les consultations ainsi que de l’examen qu’en a fait la Couronne.
- Principales préoccupations soulevées lors des consultations
Un thème qui a dominé l’ensemble des consultations a été le fait que de nombreuses communautés ont considéré que les informations disponibles étaient insuffisantes pour appuyer l’inscription du projet sur la liste. Les communautés ont souvent souligné l’absence d’informations détaillées concernant le tracé, les études techniques et la conception, les effets environnementaux, le transport maritime, les interventions d’urgence, les effets cumulatifs, les répercussions sur les droits ancestraux et issus de traités, les mesures d’atténuation, les approches d’adaptation et la participation des Autochtones à la surveillance et aux processus décisionnels dans le cadre du projet.
Les communautés ont également constamment souligné les informations, les études, les évaluations, les processus de consultation, les mesures d’atténuation et les occasions de participer au projet qu’elles estiment devoir être pris en considération si le projet devait faire l’objet ultérieurement d’un processus d’examen réglementaire. Il s’agissait notamment d’informations sur la protection des droits ancestraux et issus de traités et des intérêts des Autochtones, sur l’évaluation complète des effets environnementaux et cumulatifs, la protection des terres, des eaux, des pêches et des espèces en péril, la tenue de consultations exhaustives et la prise de mesures d’adaptation significatives, la participation des Autochtones au suivi et à la surveillance, la préparation aux situations d’urgence et les mesures d’intervention en cas de déversement, ainsi que les occasions de participer au projet sur le plan économique. Que les communautés autochtones se soient opposées à l’inscription, qu’elles n’aient pas pris position ou qu’elles aient exprimé leur soutien à la poursuite de l’évaluation du projet, ces sujets ont été des préoccupations récurrentes tout au long des consultations.
- Disponibilité de l’information sur le projet et calendrier des consultations
De nombreuses communautés autochtones ont exprimé leur inquiétude quant au manque d’informations disponibles sur le projet et à l’échéancier que le gouvernement a établi pour prendre sa décision relativement à l’inscription du projet. Des communautés ont fait remarquer que des informations importantes qui sont couramment accessibles dans le cadre d’examens de grands projets, comme les informations sur le tracé final, les études techniques et la conception, les études environnementales, les infrastructures des terminaux maritimes, la planification des interventions en cas de déversement, les évaluations des effets cumulatifs et les possibles mesures d’atténuation n’avaient pas encore été élaborées. De nombreuses communautés ont mentionné que ce manque d’information a limité leur capacité à évaluer pleinement les possibles répercussions du projet sur les droits ancestraux et issus de traités et à déterminer si elles étaient favorables à l’inscription du projet.
De nombreuses communautés autochtones ont également relevé certaines difficultés liées au calendrier des consultations. Des communautés ont souligné que leur participation devait avoir lieu en parallèle d’activités de récolte estivale, d’obligations culturelles, d’événements communautaires et d’autres processus de consultation; certaines d’entre elles ont mentionné qu’elles devaient composer avec les répercussions importantes liées à la saison des feux de forêt de 2026, dont des évacuations de leurs résidents.
Le gouverneur en conseil est conscient de ces préoccupations. Comme il a été mentionné précédemment, la LBC établit un échéancier relatif à la décision que le gouvernement fédéral devra prendre qui est différent de ceux qui sont établis dans les cadres réglementaires traditionnels, ce qui témoigne du fait que le gouvernement a déterminé que les projets d’intérêt national nécessitent de bénéficier d’une certaine certitude réglementaire tôt durant le processus, compte tenu des circonstances économiques et géopolitiques mondiales qui évoluent rapidement. L’identification d’un projet comme étant d’intérêt national peut avoir lieu avant la réalisation d’études d’ingénierie, d’études environnementales, d’évaluations techniques et d’examens réglementaires détaillés qui précéderaient habituellement les décisions prises par le gouvernement fédéral d’autoriser la réalisation de projets. Même si cette approche a nécessairement comme conséquence que moins d’informations sont accessibles au sujet des projets à l’étape de leur inscription dans la liste, elle offre l’occasion, pour les communautés autochtones, de participer plus tôt à l’élaboration des projets et de contribuer à orienter les études, les évaluations et les processus réglementaires devant être réalisés ultérieurement.
L’évaluation qu’a faite le gouvernement de l’intérêt du public découlant des pressions géopolitiques et économiques a également motivé sa volonté de prendre une décision au sujet de l’ajout du projet à la liste d’ici le 1er octobre 2026. Bien que certaines communautés autochtones aient exprimé des préoccupations concernant l’échéancier des consultations, le gouverneur en conseil souligne que le BGP a fait des efforts considérables en matière de consultations durant l’échéancier qu’il avait établi pour le processus. Il a fourni du financement aux participants, a tenu des réunions bilatérales et des séances d’information, a répondu aux demandes d’information, a prolongé la date limite pour la soumission des observations écrites et a continué de recevoir et d’examiner les observations après la date limite officielle de soumission des observations.
Le gouverneur en conseil est convaincu que, malgré le fait que le projet est au stade préliminaire et que les échéances liées aux consultations sont serrées avant la décision relative à l’inscription du projet, le processus de consultation a permis aux communautés autochtones de déterminer les possibles répercussions négatives sur les droits ancestraux et issus de traités, de communiquer leurs préoccupations, leurs priorités et leurs recommandations respectives, et de permettre au gouverneur en conseil de mieux comprendre leurs points de vue concernant les possibles implications qu’aurait la décision d’inscrire le projet à la liste. Grâce au processus de consultation, le gouverneur en conseil a acquis une compréhension approfondie des préoccupations et des problèmes que les communautés autochtones considèrent comme les plus importants si le projet va de l’avant.
Le gouverneur en conseil est également convaincu que les préoccupations soulevées par les communautés autochtones au sujet des informations liées au projet pourront être prises en compte de manière appropriée lors du processus de consultation et d’examen réglementaire postérieur à l’inscription. Ce processus est expressément conçu pour permettre l’élaboration et l’évaluation d’informations détaillées sur le projet en consultation avec les communautés autochtones, y compris au sujet du tracé, de la conception technique, des études environnementales et techniques, du savoir autochtone, de l’utilisation traditionnelle des terres, de la gestion des urgences et de la planification des interventions en cas de déversement et de l’évaluation des effets cumulatifs. Le promoteur devra remplir une demande réglementaire pour contribuer au processus d’examen réglementaire qui suivra l’inscription du projet, ce qui permettra de relever les possibles répercussions négatives sur les droits ancestraux et issus de traités qui découleraient du projet, dans le but d’élaborer des mesures efficaces d’atténuation ou d’adaptation, au besoin, au moyen de la poursuite des consultations.
Même si la Loi permet de regrouper les permis et autorisations fédéraux dans un seul document énonçant les conditions délivré par le ministre responsable, l’élaboration de ce document repose tout de même sur l’expertise des organismes et ministères fédéraux compétents, qui évalueraient la proposition de projet et conseilleraient le ministre dans leurs domaines de compétence respectifs, en consultation avec les communautés autochtones. Par exemple, le document énonçant les conditions remplacerait le certificat de la Régie de l’énergie du Canada, les autorisations délivrées au titre de la Loi sur les pêches et les permis délivrés au titre de la Loi sur les espèces en péril, de même que d’autres permis fédéraux qui, autrement, seraient délivrés par différents ministres. Il demeurerait toutefois assorti de conditions visant les mêmes enjeux que ces permis, notamment les effets préjudiciables possibles sur les droits ancestraux ou issus de traités, les questions de sûreté et de sécurité ainsi que les effets sur les milieux marin et terrestre. La consultation des communautés autochtones sera déterminante dans l’élaboration du document énonçant les conditions, tout comme elle l’est dans l’établissement des permis et autorisations fédéraux auxquels celui-ci se substituerait.
Dans le cas du projet, le processus d’examen comportera également une évaluation par la Commission de la Régie de l’énergie du Canada. Forte de ses capacités et de son expertise approfondies, la Commission sera en mesure de recommander au ministre des conditions permettant de répondre adéquatement aux enjeux mentionnés précédemment. Le processus de la Commission comprendra des audiences publiques auxquelles les communautés autochtones seront invitées à participer.
À la suite des audiences, la Commission présentera un rapport d’évaluation axé sur les mesures d’atténuation et les conditions qui pourraient être imposées dans les limites de son mandat. Le BGP coordonnera les travaux des ministères fédéraux concernés afin que le document énonçant les conditions comprenne également les conditions liées aux autres autorisations requises. Ces travaux permettront de satisfaire aux obligations prévues par la Loi et donneront lieu, au besoin, à d’autres consultations auprès des communautés autochtones. Avant de délivrer le document au promoteur, le ministre responsable en vertu de la Loi consultera les autres ministres fédéraux ainsi que la Commission de la Régie de l’énergie du Canada.
En somme, la consultation des communautés autochtones se poursuivra à chacune des étapes suivant l’inscription du projet, jusqu’à la délivrance éventuelle du document énonçant les conditions. Cette obligation constitutionnelle permanente est expressément prise en compte à l’alinéa 7(2)c) de la Loi et doit être mise en œuvre à la lumière de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Dans ce contexte, le gouverneur en conseil est convaincu que les difficultés découlant du caractère limité des renseignements disponibles sur le projet à l’étape de l’inscription pourront être résolues à mesure que le projet se précisera. Son élaboration continuera d’être guidée par les perspectives exprimées par les Autochtones au cours du processus de consultation et par la poursuite des consultations auprès des communautés autochtones. Le gouverneur en conseil estime également que les effets éventuels sur les droits ancestraux ou issus de traités, qu’ils soient revendiqués ou établis, notamment ceux qui ont été relevés lors des consultations menées à ce jour, pourront être pris en compte, atténués ou traités efficacement d’une autre manière, selon les circonstances et conformément aux obligations constitutionnelles du Canada.
- Protection des droits ancestraux ou issus de traités et des intérêts autochtones
De nombreuses communautés autochtones ont souligné l’importance de veiller à ce que la protection des droits ancestraux ou issus de traités et des intérêts autochtones demeure au cœur de toutes les décisions à venir concernant le projet. Elles ont fait part de préoccupations quant aux effets que le projet pourrait avoir sur l’utilisation traditionnelle des terres et du milieu marin, les activités de récolte, les pêches, les pratiques culturelles, les zones d’importance culturelle, les responsabilités d’intendance et l’exercice continu des droits ancestraux ou issus de traités. De nombreuses communautés ont également insisté sur l’importance de poursuivre les consultations tout au long des prochaines étapes de l’élaboration du projet et sur la nécessité de veiller à une réelle prise en compte du savoir autochtone et des perspectives autochtones lors de la prise de décisions.
Le gouverneur en conseil reconnaît que ces préoccupations sont au cœur des consultations menées aux fins d’une décision sur l’inscription d’un projet au titre de la Loi. Le gouverneur en conseil a donc examiné la question de savoir si les effets préjudiciables que le projet pourrait avoir sur les droits ancestraux ou issus de traités pourraient être évalués adéquatement et, s’il y a lieu, faire l’objet de mesures de mesures d’adaptation dans le cadre de l’examen réglementaire qui suivrait l’inscription.
Compte tenu des mesures prévues dans le cadre du processus réglementaire suivant l’inscription, décrites précédemment, le gouverneur en conseil a conclu que les préoccupations exprimées lors des consultations quant aux effets éventuels du projet sur les droits ancestraux ou issus de traités ne justifient pas d’écarter son inscription en vertu de la Loi. Ce processus prévoira la poursuite des consultations de la Couronne et permettra aux communautés autochtones de transmettre leur savoir ainsi que des renseignements techniques. Il comprendra également une évaluation détaillée des impacts propres au projet et l’établissement de conditions juridiquement contraignantes auxquelles celui-ci serait assujetti. À titre d’exemple, les audiences de la Commission de la Régie de l’énergie du Canada donneront aux communautés autochtones l’occasion de formuler des observations sur les conditions qui pourraient être imposées au projet, de présenter oralement leur savoir concernant les impacts potentiels de celui-ci et d’adresser des demandes de renseignements au promoteur. Le gouverneur en conseil est convaincu que ces processus offrent un cadre approprié permettant d’examiner plus avant les effets préjudiciables éventuels sur les droits ancestraux ou issus de traités, y compris les préoccupations précises déjà soulevées lors des consultations, avant la délivrance de toute autorisation fédérale définitive.
- Participation autochtone et débouchés économiques
Le gouverneur en conseil note que le Canada, l’Alberta et le groupe de propriétaires du projet se sont engagés à offrir aux communautés autochtones la possibilité d’acquérir une participation d’au moins 10 p. 100 dans le projet. Le gouverneur en conseil reconnaît également que les discussions sur la participation au capital, les débouchés économiques, les ententes sur les avantages et les autres formes de participation des Autochtones se poursuivront à mesure que des renseignements propres au projet seront disponibles dans le cadre du processus d’examen réglementaire.
Les communautés ont manifesté un vif intérêt quant aux possibilités de participation économique, notamment la participation au capital, l’emploi, la formation, l’approvisionnement, le partage des revenus et les ententes sur les avantages. Bon nombre d’entre elles ont toutefois souligné qu’une participation véritable des Autochtones devait aller au-delà des avantages économiques et se traduire par une contribution continue à la planification, à l’évaluation et à l’examen réglementaire du projet, ainsi qu’aux activités de surveillance, d’intendance et de supervision et aux processus de gouvernance connexes. Elles ont constamment fait valoir que les débouchés économiques devaient compléter, sans les remplacer, la protection des droits ancestraux ou issus de traités et des intérêts autochtones, l’exercice des responsabilités en matière d’intendance de l’environnement, les processus de consultation et d’accommodement ainsi que les mesures nécessaires pour remédier aux impacts potentiels du projet.
Le gouverneur en conseil reconnaît que la participation véritable et la participation économique des Autochtones comptent parmi les priorités constamment exprimées par les communautés autochtones au cours des consultations. Il reconnaît également que de nombreuses communautés ont discuté conjointement de la participation économique, de la participation au capital, des ententes sur les avantages, des éventuelles mesures d’atténuation et d’accommodement ainsi que de la protection des droits et des intérêts, considérant qu’il s’agit d’éléments qui devront continuer d’éclairer les prochaines étapes de l’élaboration du projet, de la consultation et de l’examen réglementaire.
Le gouverneur en conseil est convaincu que le processus réglementaire et les consultations menées après l’inscription du projet offriront un cadre approprié pour examiner, de façon intégrée et globale, la participation des Autochtones, les débouchés économiques, les effets négatifs potentiels sur les droits ancestraux ou issus de traités et les intérêts autochtones, ainsi que pour élaborer les mesures d’atténuation et d’accommodement connexes.
- Impacts environnementaux, intendance et effets cumulatifs
De nombreuses communautés autochtones ont exprimé des préoccupations quant aux répercussions négatives potentielles du projet sur les terres, les eaux, les espèces sauvages, les ressources importantes sur le plan culturel et la santé des écosystèmes, de même qu’aux effets cumulatifs des projets d’aménagement existants et proposés sur leurs territoires. Elles ont insisté sur l’importance de la protection de l’environnement, des responsabilités en matière d’intendance et de la prise en compte des connaissances autochtones dans les futurs processus d’évaluation et de prise de décisions. Elles ont également fait valoir la nécessité d’évaluer la contribution du projet aux effets cumulatifs et ses répercussions sur l’exercice des droits ancestraux ou issus de traités.
Le gouverneur en conseil reconnaît l’importance de ces préoccupations. Il reconnaît également que le processus réglementaire qui suivra l’inscription du projet permettra de réaliser les études et les évaluations environnementales détaillées et de recueillir les renseignements propres au projet nécessaires pour bien comprendre ses effets environnementaux.
Par conséquent, le gouverneur en conseil est convaincu que ces préoccupations ne font pas obstacle à l’inscription du projet. Le processus d’examen réglementaire vise précisément à recueillir et à évaluer, à la lumière des connaissances autochtones et des études techniques, les renseignements environnementaux détaillés nécessaires pour définir les mesures d’atténuation et d’accommodement appropriées et établir des conditions juridiquement contraignantes visant à protéger l’environnement et à remédier aux répercussions négatives potentielles du projet.
- Impacts sur le poisson, son habitat, les espèces marines et les espèces en péril
De nombreuses communautés autochtones se sont dites préoccupées par les impacts potentiels du projet sur le poisson, son habitat, les espèces marines et les espèces en péril. Leurs préoccupations portent notamment sur les populations de saumon, les ressources en poisson et les ressources marines dont dépendent leurs activités de récolte, les mammifères marins, dont les épaulards résidents du Sud, les autres espèces importantes sur le plan culturel et la santé globale des écosystèmes aquatiques et marins.
Le gouverneur en conseil reconnaît l’importance de ces préoccupations. Il reconnaît également que de nombreuses communautés autochtones considèrent la protection du poisson, de son habitat, des espèces marines et des espèces en péril comme un facteur essentiel dans l’évaluation des impacts potentiels du projet sur leurs droits ancestraux ou issus de traités, leurs intérêts, leurs activités de récolte et leurs responsabilités en matière d’intendance.
Le processus d’examen réglementaire permettra de coordonner la délivrance globale des permis et autorisations fédéraux requis au titre des lois énumérées à l’annexe 2 de la Loi. Ainsi, si les ouvrages ou entreprises liés au projet sont susceptibles d’avoir des répercussions négatives sur le poisson, sur des espèces terrestres ou aquatiques en péril ou sur leur habitat essentiel, le promoteur devra fournir des renseignements équivalents à ceux qui seraient exigés pour obtenir une autorisation au titre de la Loi sur les pêches ou un permis au titre de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Ces renseignements permettront aux spécialistes fédéraux d’évaluer les répercussions potentielles du projet sur le poisson et son habitat ainsi que sur les espèces terrestres et marines inscrites à la liste de la LEP. Les communautés autochtones seront consultées tout au long du processus afin que les évaluations tiennent compte des effets négatifs potentiels du projet sur leurs droits ancestraux ou issus de traités et leurs intérêts.
Le gouverneur en conseil est convaincu que le processus d’examen réglementaire fournit le cadre approprié pour approfondir l’examen, l’évaluation et la prise en compte des répercussions potentielles sur le poisson, son habitat, les espèces marines et les espèces en péril lors de l’élaboration des conditions propres au projet, avant la délivrance d’un document assorti des conditions à remplir et en fonction des consultations continues menées auprès des communautés autochtones.
- Gestion des urgences, transport maritime, intervention en cas de déversement en milieu marin
Tout au long de la consultation, un thème est revenu fréquemment. Il s’agit du caractère adéquat des efforts de prévention des déversements, de la préparation aux situations d’urgence et des mesures d’intervention d’urgence ainsi que la capacité des systèmes d’intervention existants de protéger les ressources ayant une importance culturelle, les terres, les eaux et les activités de récolte des Autochtones s’il survenait un accident ou un dysfonctionnement. Les communautés autochtones ont exprimé des préoccupations concernant les incidents liés aux pipelines terrestres et les scénarios de déversement en milieu marin.
Le gouverneur en conseil est conscient que ces préoccupations concernent non seulement les conséquences potentielles des accidents ou des dysfonctionnements, mais aussi la confiance à l’égard des systèmes sur lesquels on compterait pour prévenir de tels événements, s’y préparer et intervenir. En se penchant sur les préoccupations soulevées par les communautés autochtones, le gouverneur en conseil s’est demandé si ces questions pouvaient être examinées de manière appropriée dans le cadre du processus d’examen réglementaire tenu après l’inscription.
Comme il s’agit d’un oléoduc interprovincial, le projet serait réglementé par la Régie de l’énergie du Canada tout au long de son cycle de vie. En cas d’accident ou de dysfonctionnement, la Régie tient responsables les compagnies qu’elle réglemente. Ces dernières doivent mener une intervention appropriée dans le cadre de leur programme de gestion des situations d’urgence, comme l’exige le Règlement de la Régie canadienne de l’énergie sur les pipelines terrestres.
La composante de transport maritime du projet fonctionnerait dans le cadre d’un régime de sécurité maritime bien établi. Au Canada, les mouvements des navires-citernes sont assujettis à un éventail d’exigences visant à prévenir les accidents et les déversements d’hydrocarbures, y compris les normes sur la sécurité des navires, les exigences en matière de navigation et de pilotage, et les protocoles de gestion de la circulation. Le Régime canadien de préparation et d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures de Transports Canada est en place pour renforcer la capacité de préparation aux accidents potentiels.
Au cours du processus d’examen réglementaire coordonné par le BGP, Transports Canada, la Garde côtière canadienne et d’autres organisations maritimes participantes entreprendront un processus d’évaluation de la sécurité de la navigation (PESN) fondé sur les données et les études sur le transport maritime qui seront fournis par le promoteur. Les études tirées du PESN appuieront l’évaluation et l’établissement de mesures d’atténuation en cas d’accidents et de dysfonctionnements potentiels liés au transport maritime. Toute recommandation découlant du PESN sera fournie à la Commission de la Régie de l’énergie du Canada dans le cadre de son audience publique afin de cerner les possibles conditions à imposer au projet. La consultation continue des communautés autochtones et leur participation aux audiences de la Commission contribueront à faire en sorte que les perspectives et les préoccupations des Autochtones guideront la détermination de ces conditions.
À la lumière de ce qui précède, le gouverneur en conseil est convaincu que le processus réglementaire mené après l’inscription fournit un cadre approprié permettant d’examiner soigneusement et de prendre en compte ces préoccupations avant la publication d’un document sur les conditions.
Prochaines étapes
Pour la suite, le BGP coordonnera un processus d’examen réglementaire afin de rédiger des conditions techniques précises pour atténuer, éviter et, le cas échéant, compenser les effets potentiels du projet, et en tenir compte. Cela comprend des mesures visant à protéger l’environnement et les droits des peuples autochtones.
Dès réception de renseignements complets sur le projet par l’entremise d’une demande réglementaire, un processus d’examen sera lancé et comprendra des audiences publiques dirigées par la Commission de la Régie de l’énergie du Canada. Ces audiences permettront d’examiner et d’évaluer plus en détail les éléments techniques, environnementaux, sociaux, culturels et ceux en matière de santé, de sûreté et de sécurité du projet, ainsi que les effets négatifs potentiels sur les droits des peuples autochtones. Il s’agira également d’un forum transparent où les communautés autochtones et d’autres personnes, y compris les propriétaires fonciers, les intervenants et le public, pourront fournir des commentaires sur les conditions qui peuvent être imposées au projet. Une fois les audiences de la Commission de la Régie de l’énergie du Canada terminées, le BGP coordonnera les travaux avec les ministères fédéraux concernés pour déterminer les conditions finales à inclure dans un document énonçant les conditions. Des consultations avec les communautés autochtones auront lieu tout au long de ce processus.
Une fois l’examen réglementaire terminé, le BGP, pour le compte du ministre, évaluera les avis, puis élaborera des conditions définitives qui seront transmises au promoteur et rendues publiques au moyen d’un document énonçant les conditions. Le document sur les conditions remplacera les permis et autorisations qui seraient autrement requis en vertu des autorités fédérales énoncées à l’annexe 2 de la Loi.
Ce document sur les conditions sera l’équivalent juridique des permis, décisions ou autorisations applicables du gouvernement fédéral, et il sera exécutoire à ce titre. Si le promoteur ne respecte pas ces conditions, le projet ne peut pas aller de l’avant.
Conclusion
Afin de déterminer que le projet est dans l’intérêt national, le gouverneur en conseil a tenu compte des facteurs énoncés au paragraphe 5(6) de la Loi, des renseignements recueillis lors de consultations avec les peuples autochtones, des commentaires des Canadiens fournis en réponse à l’avis publié dans la Gazette du Canada et de la mobilisation des provinces et des ministères fédéraux concernés, entre autres facteurs et sources d’information. Le gouverneur en conseil est convaincu que l’obligation de consulter les peuples autochtones en ce qui concerne la décision d’inscription a été remplie. Le gouverneur en conseil a en outre confiance que les consultations avec les peuples autochtones continueront d’être menées dans le cadre de l’examen réglementaire du projet après son inscription en vertu de la Loi, afin de guider la rédaction du document sur les conditions.
Le gouverneur en conseil a déterminé que le projet renforcerait l’autonomie, la résilience et la sécurité du Canada tout en créant des avantages économiques substantiels qui amélioreront la prospérité du pays, ce qui sera essentiel dans un contexte d’incertitude commerciale croissante et de rupture économique. Le promoteur du projet démontre aussi qu’il existe une approche crédible pour en assurer la réalisation avec succès, et ce, grâce à un groupe de propriétaires expérimentés et une approche de développement stratégique. Le projet devrait procurer des avantages aux peuples autochtones et promouvoir leurs intérêts en raison de l’équité et du partage des avantages, des occasions d’emploi et des possibilités d’approvisionnement. Bien que le projet ne contribue pas directement aux objectifs de réduction des émissions de GES du Canada et qu’on prévoit qu’il ait des effets négatifs sur les milieux marins et terrestres, le gouverneur en conseil a conclu que ces impacts peuvent être atténués par le processus réglementaire et qu’ils n’éliminent pas le caractère d’intérêt national du projet. Le projet peut également être un levier majeur pour la mise en œuvre d’autres mesures environnementales importantes.
Compte tenu des considérations susmentionnées, le gouverneur en conseil est d’avis que le projet d’oléoduc pétrolier de la côte ouest est dans l’intérêt national et a, par décret, modifié l’annexe I pour y ajouter le nom du projet et une description détaillée.
Personne-ressource
Bureau des grands projets
WCOPComment-CommentaireOCO@mpo-bgp.gc.ca
[1] Natural Resources Canada, Crude Oil Industry Overview, 2025
[2] Canada Energy Regulator, Overview of 2026 Canada-U.S. Energy Trade, 2026
[3] Alberta Energy Regulator [AER], Crude Oil Prices, 2025
[4] AER, Bulletin 2018-35, 2018
[5] Studio.Energy, The Cost of Being a Market Hostage, 2025
[6] GAC, State of Trade, 2026
[7] Bank of Canada, July Monetary Policy Report, 2026
[8] Department of Finance, Spring Economic Update, 2026, p. 112
[9] Royal Bank of Canada, The costs—and the economic prize—of the West Coast Oil Pipeline, 2026
[10] ATB Economics and Studio.Energy, The GDP Payoff of Additional Pipeline Capacity, 2026, p.2
[11] Government of Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, pp. 33-34
[12] Government of Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 59; Estimate based on large-diameter pipeline analogues that have been assessed through federal review processes.
[13] Government of Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 59; Estimate based on comparison to TMEP emissions reported by Trans Mountain Corporation for 2025, scaled according to capacity, with similar electrification, hydraulic requirements, route length, terminal configuration and grid-emissions intensity.
[14] Environment and Climate Change Canada, National Inventory Report 1990–2024, 2026
[15] Government of Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p.41
[16] Ressources naturelles Canada, Survol de l’industrie du pétrole brut, 2025
[17] Régie de l’énergie du Canada, Aperçu des échanges de produits énergétiques entre le Canada et les États-Unis en 2026, 2026
[18] Alberta Energy Regulator (AER), Crude Oil Prices, 2025 (en anglais seulement)
[19] AER, Bulletin 201-35, 2018 (en anglais seulement)
[20] Studio.Energy, The Cost of Being a Market Hostage, 2025 (en anglais seulement)
[21] AMC, Le point sur le commerce, 2026
[22] Banque du Canada, Rapport sur la politique monétaire, juillet 2026
[23] Ministère des Finances, Mise à jour économique du printemps, 2026, p. 112
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[25] ATB Economics and Studio.Energy, The GDP Payoff of Additional Pipeline Capacity, 2026, p. 2. (en anglais seulement)
[26] Gouvernement de l’Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 33-34. (en anglais seulement)
[27] Gouvernement de l’Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 59; estimation fondée sur des projets comparables d’oléoducs de grand diamètre ayant fait l’objet d’un examen dans le cadre des processus fédéraux d’évaluation. (en anglais seulement)
[28] Gouvernement de l’Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 59; estimation fondée sur une comparaison avec les émissions du projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain déclarées par Trans Mountain Corporation pour 2025, rajustée en fonction de la capacité et reposant sur des hypothèses comparables quant au degré d’électrification, aux exigences hydrauliques, à la longueur du tracé, à la configuration des terminaux et à l’intensité des émissions du réseau électrique. (en anglais seulement)
[29] Environnement et Changement climatique Canada, Rapport d’inventaire national 1990-2024, 2026.
[30] Gouvernement de l’Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p. 62. (en anglais seulement)
[31] Gouvernement de l’Alberta, West Coast Oil Pipeline Project Submission, 2026, p.41 (en anglais seulement)